Bénin : A quand la carte épidémiologique ?

La carte du BéninAvant toute chose, un petit rappel. L’épidémiologie est l’étude des facteurs influant sur la santé et les maladies des populations. Il s’agit d’une discipline qui se rapporte à la répartition, à la fréquence et à la gravité des états pathologiques.

L’épidémiologiste compare la fréquence d’une maladie au sein d’un groupe d’animaux (dans le cas précis de l’épidémiologie en sciences vétérinaires) exposés à un agent suspect à celle d’un groupe d’animaux non exposés.

Les études épidémiologiques sont en général réparties en trois catégories :

  • descriptive : recueillir des informations sur le nombre de cas et les caractéristiques d’une pathologie.
  • analytique : recherche les déterminants de cette pathologie (vise habituellement à proposer et/ou vérifier des hypothèses de liens de cause à effets susceptibles de déboucher sur des propositions de solution).
  • évaluative : mesurer les impacts de la survenance d’une pathologie dans une population et une zone géographique données.

La carte épidémiologique présente donc toutes les pathologies d’une zone géographique et d’une population données tout en ressortant les élements de caractérisation de chacune de ces pathologies. Je rends hommage à mes professeurs de l’Ecole Polytechnique d’Abomey- Calavi en l’occurrence Mme ALI qui nous a enseignés cette matière.

En tant que acteur du sous-secteur élevage du Bénin, j’ai eu grande impression que beaucoup nous reste à faire pour le développement de ce sous-secteur. L’un des outils dont ce sous-secteur a besoin est une carte épidémiologique. Mais c’est presque impensable qu’un tel outil n’est pas jusqu’ici mis au point. Si autant que nous sommes dans ce domaine,nous sommes tous convaincus de son importance, pourquoi nous ne le mettons pas en place ?

Combien de temps encore ceux qui investissent dans l’élevage se verront surprendre par une maladie qu’ils ne comprennent pas et qui malheureusement va décimer la grande partie de leur cheptel ?

J’en veux pour preuve la récente maladie virale hémorragique (VHD) du lapin qui a ravagé des élevages de lapin du nord sud du Bénin. Quelle est la situation actuelle de cette virose sur le terrain (répartition, fréquence, …) ?

Un plan de relance de la cuniculture est-il en cours ? Je n’en sais rien. C’est pourquoi je pose toutes ces questions.

Je pense que l’administration devra sérieusement reconsidérer sa stratégie d’intervention pour le développement du sous-secteur élevage au Bénin.

Cameroun : Bourses du Gouvernement Français, master et doctorat

boursesLes bourses attribuées pour les formations diplômantes, les orientations générales du SCAC se définissent comme suit :
soutenir les actions de coopération déjà conduites par ailleurs en faveur du développement, social et économique, en permettant un renforcement des compétences nationales ;
Promouvoir une communauté de savoirs entre élites des universités, centres nationaux et de recherche française.

A ce titre, la priorité est donnée aux demandes :
émanant des institutions d’enseignement supérieur camerounaises ou soutenues par elles ;
se rattachant à des actions prioritaires de coopération bilatérale ;
portant sur des problématiques clés du développement ;
s’insérant dans le cadre de partenariats entre universités françaises et camerounaises.

Un autre objectif, complémentaire, est de renforcer les capacités des institutions de formation supérieure ainsi que les compétences des formateurs de ces institutions. Dans ce cas, la priorité est donnée aux enseignants qui demandent une bourse de doctorat ou de préparation de l’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), ainsi qu’aux chercheurs, le plus souvent dans les matières scientifiques. Dans le cas du doctorat, la formule privilégiée est celle de l’alternance pour des diplômes préparés en co-tutelle ou en co-direction. Le thème de la thèse de doctorat devra conjointement répondre aux besoins réels identifiés par les institutions locales et se conformer aux secteurs d’intervention prioritaires établis par le SCAC.

Les orientations du SCAC sont par ailleurs conformes aux orientations du Ministère français des Affaires étrangères :
1. Favoriser les échanges inter-universitaires et les programmes de coopération universitaires structurés ;
2. Appuyer les partenariats inter-universitaires se déroulant dans le cadre de conventions dont la mise en œuvre est en grande partie financée par les universités, mais qui bénéficient d’une prise en charge par le Ministère français des Affaires étrangères de déplacements d’universitaires français vers le Cameroun. Ces déplacements, qui sont effectués dans le cadre de missions de co-diplômation, d’enseignement ou d’expertise, viennent parfois en appui à des programmes totalement intégrés (existence d’une convention, d’un projet pluri-annuel, de co-tutelles, de programmes communs de recherche, d’échanges d’enseignants). Ils peuvent aussi être plus ponctuels, mais sont, dans la plupart des cas, articulés avec un programme de bourses de formation en alternance.
3. Favoriser l’accueil des étudiants de qualité au niveau master et 3ème cycle, avec un accent sur les matières scientifiques.

Critères d’éligibilité pour l’obtention d’une bourse du gouvernement français :
Etre de nationalité camerounaise, âgé de moins de 26 ans (Master), de moins de 32 ans (Doctorat), et remplir les conditions requises.

En complément de l’excellence académique des candidats, les dossiers seront évalués selon leur pertinence au regard des priorités sectorielles suivantes :

Secteur Développement urbain :
• planification et gestion urbaine (thèmes relatifs à l’accès aux services de base, aux politiques de l’habitat, au foncier, à la régulation foncière)
• gouvernance urbaine
• infrastructures
• architecture
• topographie / cadastre / adressage

Secteur Société civile :
• gestion de projet
• appui à la structuration de la société civile
• montage de projets

Secteur Décentralisation :
• gouvernance locale
• pouvoirs locaux
• appui à la maîtrise d’ouvrage locale
• gestion des finances locales

Secteur Santé :
• santé publique
• épidémiologie
• recherches cliniques
• économie de la santé
• sociologie/anthropologie de la santé
• personnels des laboratoires de contrôle de qualité des médicaments / professionnels de santé chargés de la lutte contre les faux médicaments
• remise à niveau des professionnels de santé exerçant dans des domaines où les ressources humaines sont rares.

Secteur Développement durable/Environnement :
• Politique agricole
• Statistiques agricoles
• Foncier rural
• Sécurité alimentaire, systèmes de prévision et de prévention
• Aménagement du territoire, planification du développement local et approche multi-acteurs
• Droit et politique de l’environnement
• Atténuation et adaptation aux changements climatiques
• Valorisation des ressources naturelles, mines, forêts et biodiversité
• Développement des énergies propres
• Gestion intégrée des bassins hydrographiques et des cours d’eau
• Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Secteur Enseignement supérieur :
• Sciences de l’ingénieur (en priorité les thèmes portant sur l’électricité, la robotique, la chimie appliquée, l’informatique génie logiciel)
• Sciences de la vie et de la terre (en priorité les thèmes portant sur le génie minier, la météorologie)
• Sciences du langage.

Secteur Gouvernance démocratique et financière :
• Réforme des finances publiques, principalement les Directions générales du budget, trésor et impôts
• Droit OHADA
• Justice et défense des droits de l’homme (notamment la défense des défenseurs des droits de l’homme, la promotion des droits de la femme)
• Gouvernance participative
• Gouvernance démocratique
• Conflits intercommunautaires.

Secteur Développement culturel
• Cinéma
• Journalisme
• Arts vivants et Arts plastiques
• Ingénierie culturel
• Livre

Secteur privé :
• Stratégie et management des organisations

 

Procédure de sélection :
Le formulaire de candidature est téléchargeable sur cette page.
Les dossiers de candidature devront être adressés à M. Camille LEFORT et déposés à l’accueil du SCAC (Institut Français du Cameroun), sous enveloppe fermée avec votre nom et vos coordonnées au plus tard le 31 mars 2016.
(Attention : seuls les dossiers complets et sur support papier seront acceptés).

La commission de sélection aura lieu en avril 2016.

Si votre candidature est retenue, vous serez susceptibles d’être convoqué(e) pour une audition devant un jury de sélection des candidats.

Téléchargez ici le formulaire de candidature_master

Téléchargez ici le formulaire de candidature_doctorat

NB : A n’importe quelle étape de la procédure de sélection, vous ne serez pas amené à donner de l’argent par quelle manière que ce soit.

Source : Site web de l’Ambassade de France à Yaoundé

Bénin : De nouveaux vaccins, vraiment ?

Lorsque j’ai publié l’article sur Vers une nouvelle prophylaxie pour l’aviculture, j’ai recueilli des commentaires qui m’amènent à faire les clarifications suivantes.

  1. De quoi s’agit-il en réalité ?

Lorsque je parle de nouveaux vaccins mis au point par la technologie, je ne signifiais pas qu’il y a eu de nouvelles pathologies pour lesquelles lesdits vaccins été mis au point. C’est du moins ce que j’ai remarqué lors des commentaires sur ces nouveaux vaccins. Et c’est pourquoi la préoccupation de la carte épidémiologique est revenue plusieurs fois dans les discussions. Ces vaccins sont donc des solutions à des pathologies qui existent déjà au Bénin. Ils ne sont pas conçus pour de nouvelles pathologies.

  1. Quelles sont les pathologies concernées par ces nouveaux vaccins ?

Les différentes pathologies concernées par ces vaccins disponibles au Bénin sont  le coryza, la maladie de Newcastle, la salmonellose, la bronchite infectieuse et la mycoplasmose. Ce  sont donc  comme vous pouvez le constater des pathologies qui existaient bien et dont certaines ont même un vaccin sur le terrain.

Pour savoir quel nouveau vaccin est utilisé pour quelle pathologie, référez-vous à l’article Vers une nouvelle prophylaxie pour l’avicultureCorymune7

 

  1. Avons-nous le choix d’adopter ou pas ces nouveaux vaccins ?

Je ne pense pas que le Bénin a réellement un choix, pour trois raisons.

Première raison : ces vaccins sont conçus pour faciliter le suivi sanitaire des volailles. Nous n’avons pas un choix car par exemple, la VHD n’a demandé l’avis de personne avant de s’infiltrer dans les élevages de lapins et d’occasionner des dégâts considérables.  Maintenant que son vaccin est disponible au Bénin, avons-nous le choix de vacciner les lapins ? Non. A moins que nous ne voulions plus élever des lapins. La vaccination contre la VHD s’impose.

Deuxième raison pour laquelle nous n’avons pas un choix, c’est le fait que le Bénin n’est pas isolé des autres pays et n’est pas de ce fait en marge des avancées technologiques du monde.

La troisième raison pour laquelle nous n’avons pas un choix, c’est le fait que nous ne fabriquons pas de vaccins au pays. Et les vaccins actuels que nous utilisons sont fabriqués par les mêmes laboratoires qui ont mis au point ces nouveaux vaccins. Il suffit que ces laboratoires ne produisent plus les anciens vaccins et nous n’aurons d’autre choix que de s’abonner aux nouveaux. Le monde évolue à une vitesse incroyable …

Interview d’un exploitant agricole au sujet de l’aviculture locale

Le suivi des grandes exploitations d’élevage m’avait mis en contact avec des exploitants agricoles de rang et de classe différents. Il y a de ces exploitants qui se mettent Lire la suite

Bénin : Vers un nouveau plan de prophylaxie pour l’aviculture moderne

La prophylaxie médicale en aviculture moderne utilisée jusqu’ici a montré ses insuffisances et nécessite l’introduction Lire la suite

Les bénéficiaires des communes de Dangbo et de Sèmé-Podji apprécient le projet PADA

 

 

Le Projet d’Appui à laDiversification Agricole (PADA) intervient au niveau de la région de
l’Ouémé- Plateau dont les communes de Dangbo et de Sèmé-Podji. Trois (3) pisciculteurs ont bénéficié du projet dans la commune de Sèmé-Podji. Trois (3) pisciculteurs et un transformateur ont été identifiés dans la commune de Dangbo. Il s’agit en fait d’un projet itératif c’est-à-dire BASSINSscindée en phases dont la réussite de la phase précédente conditionne  le financement de la phase suivante.

Quelles appréciations faites-vous du projet PADA ?

C’est la question qui a été posée à chacun des bénéficiaires du projet des communes de Dangbo et Semé-Podji. Les impressions suivantes ont été recueillies.

Commune de Dangbo :

A. E. J’ai eu une bonne impression du projet PADA. Il y a eu beaucoup de changement depuis que j’ai commencé à recevoir les tranches de la subvention du projet. Grâce à l’appui du projet, j’ai pu acquérir du matériel et des équipements piscicoles. Je remercie sincèrement les responsables du projet PADA.

 

A. J. Le projet PADA m’a aidé à renforcer mes équipements pour la transformation du riz paddy. J’ai également bénéficié d’une subvention pour l’achat du riz paddy. Malheureusement je n’ai reçu jusqu’ici que la première tranche de la subvention du fait des difficultés d’apport personnel. Je souhaite que pendant la signature de la convention qu’il n’y ait pas de modification des paramètres liés à la nature des apports personnels du promoteur car en ce qui me concerne, j’ai été demandé de fournir mon apport personnel en espèce alors que dans le document du projet, c’est de l’apport en nature qu’il a été question.

 

A. P. J’ai une très bonne impression de la méthodologie de mise en place des moyens financiers du projet. Toutes les dispositions sont prises pour éviter les fraudes au niveau des producteurs, les fonds mis en place ne peuvent pas être utilisés à d’autres fins. Je remercie les responsables du projet.

 

G. V. Grâce à PADA j’ai étendu mon activité piscicole. C’est un très bon projet. Si cela peut être renouvelé nous allons avoir une grande entreprise.

 

Commune de Sèmé-Podji

H. G. C’est un bon projet. Si on peut trouver d’autres projets du genre ce sera très bien. Le fait que l’achat de provende soit programmé sur la deuxième tranche a constitué pour moi une difficulté. Dans le futur il faut que l’achat des alevins et l’achat des aliments soient programmés dans une même tranche.

 

K. A. Le projet PADA nous a fait du bien. Moi ça m’a aidé d’agrandir mon exploitation. Même après la fin du projet, je vais continuer à élever les poissons. Je souhaite avoir plus de subventions.

 

H. D. J’ai une bonne appréciation du projet. J’étais dans le besoin de filet. En 2010, j’avais perdu dix mille alevins de clarias pendant la crue. Avec l’achat du filet, je peux avoir du poisson à plein temps. Je remercie les responsables du projet. Je souhaite que le traitement des dossiers de décaissement des fonds des tranches soit beaucoup plus court.

MAEP : Le Conseil National d’Orientation et de Suivi du PSRSA mis en place

Le Plan Stratégique de Relance du SMAEP.ecteur Agricole (PSRSA) a été mis en œuvre à partir de 2011 et s’est fixé comme horizon l’année 2015. Sa vision était de : « Faire du Bénin à l’horizon 2015, une puissance agricole dynamique, compétitive, respectueuse de l’environnement, créatrice de richesse répondant aux besoins de développement économique et social de la population ».  De ce fait, l’année 2015 se situe comme l’année de référence au cours de laquelle une évaluation du PSRSA s’impose afin d’identifier les nouvelles directives à prendre pour un meilleur développement du secteur agricole.

Le Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) du PSRSA est l’organe d’orientation et de régulation de la politique nationale du développement du secteur agricole. C’est pourquoi je suis tenté de penser que la mise en place la semaine passée du CNOS est venue en retard si tant est qu’il est prévu dans le Cadre Institutionnel de Mise en œuvre du PSRSA élaboré depuis 2011. Cependant, je me réjouis que ce soit désormais une réalité et j’espère que les membres de ce conseil vont s’entourer des cadres compétents pour une évaluation effective du PSRSA afin de faire des propositions concrètes pour le développement du secteur agricole.

 

Quelles sont les attributions du CNOS ?

Le CNOS est chargé de :

– approuver la politique nationale de développement du secteur agricole ;

– suivre et évaluer la mise en œuvre de la politique nationale de développement du secteur agricole et proposer des mesures correctives pour une meilleure gestion du secteur ;

– s’assurer de la mise en œuvre efficace et efficiente de la politique nationale de développement du secteur en relation avec les structures opérationnelles compétentes, en veillant entre autres à :

  • la fourniture à temps par les opérateurs économiques d’intrants agricoles spécifiques à chaque filière dans le cadre d’un partenariat public- privé,
  • l’élaboration des stratégies encourageant la fabrication locale d’outils de production et de transformation des produits agricoles ;
  • l’analyse de projets, la recherche de financement aux côtés des ministères sectoriels ;
  • la mise en œuvre de synergie entre différents programmes et différents acteurs en vue de tirer meilleur parti des actions en cours ;
  • la recherche et la mise en place d’un mécanisme pour la sécurisation foncière, la sauvegarde de l’environnement et du potentiel productif.

– Assurer l’arbitrage et régler les conflits entre les différentes familles d’acteurs.

 

Quelle est la composition du CNOS ?

Le CNOS est placé sous la présidence du Président de la République ou son représentant. Il est doté d’un Secrétariat Technique Permanent qui sera mis en place à cet effet.

Le Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) est composé de vingt-cinq (25) membres, comme suit :

– le Président de la République ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Agriculture ;

– le Ministre chargé de l’Economie et des Finances ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Environnement ou son représentant ;

– le Ministre chargé du Commerce ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Industrie ou son représentant ;

– le Ministre chargé du Développement ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ou son représentant ;

– le Ministre chargé des Travaux Publics et des Transports ou son représentant ;

– Le Ministre chargé de la Décentralisation ou son représentant ;

– deux (02) représentants du ministère chargé de l’Agriculture ;

– le Président de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) ou son représentant ;

– le Représentant de la Chambre Nationale d’Agriculture du Bénin ;

– trois (03) Représentants de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin (le Président et un représentant par composante : Commerce, Industrie et Services) ;

– le Représentant du Conseil National du Patronat du Bénin ;

– le Représentant de l’Union des Chambres Interdépartementales de Métiers (UCIMB) ;

– le Représentant de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers (APBEF);

– trois (03) représentants de la Plateforme des OPA (le président et un représentant par sous-secteur : Agriculture, Elevage, Pêche) ;

– deux (02) représentants de la société civile (dont un représentant du réseau des ONG spécialisées dans le secteur agricole et l’autre spécialisée dans la surveillance des politiques agricoles : Plate-Forme des Acteurs de la Société Civile au Bénin «PASCIB »)

 

Le Bureau du Conseil National d’Orientation et de Suivi est composé comme suit :

Président : Le Président de la République ou son représentant ;

1er Vice Président : le Ministre en charge de l’Agriculture ou son représentant

2ème Vice Président : le Président de la PNOPPA ;

1er Rapporteur : le Ministre en charge de l’Economie et des Finances ou son représentant ;

2ème Rapporteur : le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin.

 

Secrétariat technique Permanent du CNOS

Le Secrétariat technique Permanent du CNOS est doté d’une autonomie de gestion et placé sous la tutelle administrative du MAEP. Il est chargé de :

– Analyser les implications techniques des orientations du CNOS ;

– Veiller à la mise en œuvre et au suivi des recommandations et décisions du CNOS

– Eclairer le CNOS sur des questions spécifiques pour les prises de décisions

– Préparer les sessions du CNOS.

 

Le Secrétariat technique Permanent est une structure légère composée de trois (03) à cinq (05) experts avec un personnel d’appui. Il est doté de moyens nécessaires pour assurer son bon fonctionnement.

Le Responsable du Secrétariat Technique Permanent doit être un cadre ayant une compétence avérée en management du secteur agricole. Il est assisté des experts spécialisés dans les domaines des politiques agricoles, spécialiste en agro-industrie et un spécialiste en développement organisationnel et institutionnel. Le secrétariat technique peut, en cas de besoin, faire recours à des expertises extérieures.

 

Le CNOS dispose d’un démembrement départemental à savoir le Conseil Départemental de Suivi (CDS).

Quelles sont les attributions du CDS ?

Le Conseil Départemental de Suivi (CDS) est chargé de suivre l’exécution au niveau régional des actions définies dans le cadre de la politique nationale de développement du secteur agricole en tenant compte des réalités socioéconomiques départementales. Il contribue également à l’alimentation du dialogue politique sectoriel au niveau national sur la base des expériences pratiques des acteurs de promotion agricole aux niveaux départemental et local.

Le CDS est présidé par le Préfet du département. Son secrétariat technique est assuré par la Direction Générale du CeRPA à travers son service compétent en charge de la planification et/ou du suivi-évaluation. Il représente le point focal du secrétariat technique du CNOS au niveau régional.

Le Conseil Départemental et de Suivi (CDS) est composé de dix-huit (18) membres représentant tous les acteurs au niveau régional, comme suit :

– le Préfet du département ou son représentant ;

– le Directeur Général du Centre Régional pour la Promotion Agricole ;

– le Directeur Départemental en charge de l’Economie et des Finances ;

– le Directeur Départemental de l’Environnement ;

– le Directeur Départemental en charge du Commerce ou de l’Industrie ;

– le Directeur Départemental en charge du Développement ;

– le Directeur Régional des Travaux Publics et des Transports ;

– le Président de la Chambre Interdépartementale de l’Agriculture ;

– le Représentant de l’Association des Maires au niveau du département ;

– le Représentant au niveau régional du Conseil National du Patronat du Bénin ;

– un (01) Représentants au niveau départemental de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin;

– le Représentant de la Chambre Interdépartementale des Métiers ;

– trois représentants au niveau départemental de la PNOPPA (un par sous secteur : Agriculture, Elevage, Pêche) ;

– le Représentant au niveau départemental de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers (APBEF);

– un (01) représentant de la société civile spécialisée dans la surveillance des politiques agricoles : Plate Forme des Acteurs de la Société Civile au Bénin « PASCIB » ;

– le Représentant de la Coordination régionale des ONG opérant dans la promotion des filières agricoles ;

– un (01) représentant de l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA).

 

Le Bureau du Conseil Départemental de Suivi (CDS) de la mise en œuvre de la politique de développement du secteur agricole se compose comme suit :

Président : le Préfet du département ou son représentant ;

1er Vice Président : le Représentant de la PNOPPA au niveau du département ;

2ème Vice Président : le Représentant des organisations des commerçants ou des transformateurs mandaté par la CCIB ;

1er Rapporteur : le DG CeRPA ;

2ème Rapporteur : le Représentant des ONG opérant dans le secteur agricole

 

Et enfin un démembrement communal : le Conseil Communal de Suivi (CCS)

Quelles sont les attributions du CCS ?

Le Conseil Communal de Suivi (CCS) est chargé du suivi au niveau communal des actions définies dans le cadre de la politique nationale de développement du secteur agricole en tenant compte des réalités socioéconomiques de la Commune. Il contribue également à l’alimentation du dialogue politique sectoriel au niveau régional sur la base des expériences pratiques des acteurs de promotion agricole au niveau local.

Le CCS est présidé par le Maire et repose sur un secrétariat technique assuré par le Responsable Communal de Promotion Agricole (RCPA).

Le RCPA représente le point focal du secrétariat technique du CDS au niveau communal.

Le Conseil Communal d’Orientation et de Suivi (CCOS) de la mise en œuvre de la politique nationale du développement du secteur agricole est composé de dix sept (17) membres, représentants de tous les acteurs au niveau communal, comme suit :

– le Maire ;

– le Responsable du Centre Communal de Promotion Agricole (RCPA) ;

– le Receveur Percepteur ;

– le Président de l’Association de Développement de la commune;

– le Représentant de la CCIB au niveau de la commune ;

– le Représentant du réseau des ONG spécialisées dans le secteur agricole opérant dans la Commune;

– le Représentant des organisations de commerçants de produits agricoles ;

– le Représentant des organisations de transformateurs de produits agricoles ;

– le Représentant de la Chambre Interdépartementale de Métiers ;

– quatre (04) Représentants de la PNOPPA ;

– le Représentant des Services Financiers ;

– un (01) représentant de la société civile spécialisée dans la surveillance des politiques agricoles : Plate Forme des Acteurs de la Société Civile au Bénin «PASCIB » ;

– un représentant de l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA) ;

– le représentant de la Chambre Interdépartementale de l’Agriculture.

Le Bureau du Conseil Communal de Suivi (CCS) de la mise en œuvre de la politique du secteur agricole se compose comme suit :

Président : Le Maire ;

1er Vice Président : Un Représentant de la PNOPPA

2ème Vice Président : Le représentant des organisations des commerçants ou des transformateurs;

1er Rapporteur : Le RCPA ;

2ème Rapporteur : Le Représentant du réseau des ONG opérant dans la Commune.

La mise en place en plus du conseil national, des conseils départemental et communal va régler définitivement à mon sens la question de la coordination des acteurs du secteur agricole. Ledit conseil va se substituer en réalité respectivement au cadre de concertation au niveau national régional et communal des acteurs du secteur agricole. La mise en place de ce conseil et la mise à disposition des moyens humains matériels et financiers pour son fonctionnement est d’une grande importance pour la coordination du secteur agricole.

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France : 24 mesures de soutien à l’élevage français

La République Française a annoncé le 22 juillet 2015 un plan de soutien à l’élevage. Je sais que vous avez suivi la grande la mobilisation des acteurs des filières porcine et bovine suite bovinsà la réduction par le gouvernement français du prix du kilogramme de la viande de porc et des bovins. Cette mobilisation à l’initiative de Stéphane LE FOLL a non seulement permis d’enrayer la baisse des prix payés aux producteurs mais aussi d’enclencher un mouvement de hausse. C’est ainsi que pour le porc, le prix qui était tombé au marché de Plérin à moins de 1,20 €/kg est remonté à 1,38 €, très proche du prix de revient estimé à 1,40 €/kg, qui était l’objectif que s’était fixée la profession. Pour la viande bovine, une moyenne de 10 centimes d’€/kg d’augmentation a été obtenue depuis la table ronde du 17 juin 2015. Bien qu’on  note une volonté du gouvernement français à accompagner l’élevage, il faut faire remarquer que ces mesures sont le résultat d’une forte mobilisation des acteurs des filières concernées pour forcer la main aux autorités à vite agir. Je profite pour encourager les éleveurs du Bénin à mieux s’organiser pour bien défendre leurs causes.

Pourquoi je prends l’exemple de la France ?

J’ai pris l’exemple de la France tout simplement parce que c’est le premier plan de soutien à l’élevage sur lequel j’étais tombé lors de mes recherches.  Etant un acteur du monde rural béninois, et en considération de la situation actuelle de l’élevage béninois, je pense que notre élevage nécessite un plan de soutien. C’est pour cela que je me suis intéressé au présent plan de soutien pour donner aux autorités de mon pays des élements d’inspiration pour le bonheur de l’élevage béninois.

Quelles sont ces mesures ?

Au nombre de 24, ces mesures sont classées en mesures d’urgence de soutien aux éleveurs d’une part, et en mesures structurelles d’autre part.

Mesures d’urgence de soutien aux éleveurs :

  1. Poursuite de la mobilisation des abatteurs, transformateurs, industriels laitiers et acheteurs de la grande distribution pour respecter les hausses de prix auxquelles ils se sont engagés
  2. L’Etat engagera avec les banques une restructuration de l’ensemble des dettes à moyen et long terme des éleveurs en difficulté, en particulier les jeunes et récents investisseurs, avec le soutien de la médiation du crédit
  3. Cette restructuration s’appuiera notamment sur une prise en charge par l’Etat des charges financières des éleveurs les plus en difficulté dans le cadre du fonds d’allégement des charges (FAC) qui sera porté à 50 Milliards d’euros
  4. La Banque Publique d’Investissement pourra garantir jusqu’à 500 Milliard € de crédits bancaires de trésorerie aux entreprises du secteur de l’élevage pour faire face à l’ensemble de leurs besoins de trésorerie, notamment les créances vis-à-vis des fournisseurs
  5. Report sur demande de la prochaine échéance de paiement des cotisations personnelles et employeurs de sécurité sociale
  6. Prise en charge facilitée des cotisations des éleveurs les plus en difficulté dans le cadre de l’action sociale de la MSA
  7. Mobilisation du dispositif du Fonds National de Gestion des Risques Agricoles, pour répondre aux besoins des régions touchées par la sécheresse et la canicule
  8. Remise gracieuse sur demande des taxes foncières des éleveurs en difficulté
  9. Assouplissement des conditions d’accès aux remboursements mensuels des crédits de TVA par la réouverture jusqu’au 15 septembre 2015 du droit d’opter pour une déclaration mensuelle. A titre exceptionnel, cette option pourra être exercée pour une période limitée à un an
  10. Report sur demande des échéances de paiement des derniers acomptes d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés pour les éleveurs en difficulté.

Mesures structurelles

Pour reconquérir le marché national et pour les expéditions sur le marché communautaire et international :

  1. Soutien à hauteur de 10 Milliards € aux actions de promotion des filières viande bovine, porcine, et produits laitiers sur le marché national comme sur ceux des pays tiers
  2. Renforcement des contrôles de la DGCCRF sur l’étiquetage de l’origine des produits
  3. L’Etat mettra en œuvre dans tous ses établissements les recommandations du guide juridique pour favoriser l’approvisionnement local, et mobilisera à nouveau les collectivités pour mettre en œuvre ces préconisations
  4. Réactivation du dispositif de garantie public avec la COFACE pour maintenir le flux d’expédition de viandes bovines vers les acheteurs grecs traditionnels, dans le contexte de normalisation du dispositif bancaire grec
  5. Mise en place opérationnelle de la plateforme « Viande France Export » regroupant les opérateurs français pour répondre aux demandes des pays tiers importateurs
  6. Renforcement des démarches auprès des autorités étrangères compétentes pour faire agréer les opérateurs à l’export, notamment en Asie et sur le pourtour méditerranéen

Pour diversifier les revenus des éleveurs en les faisant participer à la transition énergétique

  1. Exonérations de fiscalité locale pour l’ensemble des installations de méthanisation agricole
  2. Adaptation des tarifs d’achat de l’électricité produite par les installations de méthanisation agricole
  3. Soutien au développement du photovoltaïque dans les élevages
  4. Mobilisation des financements européens, notamment du Plan Juncker, sur les projets de méthanisation

Pour restaurer la compétitivité des filières d’élevage

  1. Mobilisation du Programme des Investissements d’Avenir (PIA) et de BPI France pour améliorer la compétitivité des filières d’élevage afin d’assurer leur développement et leur pérennité
  2. Amélioration des relations commerciales et contractuelles dans les filières animales
  3. Simplification des procédures pour les éleveurs et amélioration des procédures de contrôles des exploitations agricoles
  4. Renforcement de la protection des élevages ovins contre le loup et engagement par le gouvernement d’une démarche de déclassement du loup comme espèce strictement protégée, auprès de la Convention de Berne et de l’Union Européenne

Téléchargez ici le plan détaillé

Comment pouvons-nous en tirer profit au Bénin ?

Il ne s’agira pas de faire du copier-coller des mesures précédentes. Cela ne servira à rien. Il nous revient d’examiner ces précédentes mesures pour identifier celles qui sont applicables dans notre contexte socio-économique. Une actualisation des contraintes de l’élevage ressorties dans le plan stratégique de relance du secteur agricole peuvent bien faire l’objet de plan opérationnel de soutien à l’élevage béninois.

 

 

Bénin: Enfin le vaccin de la VHD disponible

Publié par https://louisagbokou.wordpress.com lapins

J’étais entrain de partager des connaissances sur un forum des professionnels agricoles lorsque j’ai eu l’information de la disponibilité du vaccin contre la maladie virale hémorragique du lapin au Bénin. Sur le même forum un technicien d’un service agricole d’une grande notoriété au Bénin l’a également témoigné.

J’étais donc heureux que les cuniculteurs puissent enfin se procurer du fameux vaccin pour être à l’abri de la VHD qui a déjà hélas dévasté une grande partie du cheptel lapin.

Vivement que cela serve!!!

 

AFRIQUE : La démarche qualité, le prochain défi pour l’agriculture

Outil d’amélioration continue Le défi actuel de l’agriculture africaine c’est l’autosuffisance alimentaire. Notre agriculture devra nous permettre de manger à notre faim c’est-à-dire de satisfaire l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle des populations africaines. C’est un défi que l’agriculture africaine n’a pas encore relevé et ce n’est un secret pour personne. En témoignent les dons de riz et autres vivres du Japon et d’autres pays industrialisés. Je soutiens que le défi de l’autosuffisance alimentaire doit être une priorité pour les politiques agricoles africaines. Une quelconque politique agricole qui encourage la production des denrées d’exportation alors que la population croupit dans la misère, est à mon sens inappropriée pour le continent africain. L’Afrique doit d’abord produire pour nourrir son peuple.

Alors, dans la mise en œuvre de cette vision de l’accroissement de la productivité agricole en vue d’assurer l’autosuffisance alimentaire, je propose d’inscrire l’agriculture africaine dans la démarche qualité. La promotion de la démarche qualité dans l’agriculture béninoise intègre mes critères de choix du prochain candidat de la République du Bénin en avril 2016.

POURQUOI LA DEMARCHE QUALITE EN AFRIQUE ?

La démarche qualité, pour conduire les processus de production agricole selon les normes. La normalisation contribue non seulement au commerce international, mais également à l’infrastructure dont dépend la société, y compris en matière de santé et d’environnement, tout en favorisant le développement durable et les bonnes pratiques réglementaires. Les normes se divisent en trois grandes catégories, selon qu’elles se rapportent à des produits, à des processus ou à des systèmes de management. Les premières concernent la qualité et la sécurité des biens et des services. Les secondes portent sur les conditions de production, de conditionnement et de perfectionnement des produits et service (Gouroubera, 2015). Si l’agriculture africaine n’est pas au rendez-vous des productions agricoles mondiales c’est entre autres parce que le management de la qualité et le respect des normes réglementaires ne sont pas pris au sérieux. Je pense qu’il est temps d’instaurer la démarche qualité dans l’agriculture africaine. La qualité n’est pas le luxe. La population africaine a désormais le droit de consommer des denrées agricoles saines, ne mettant pas en danger leur santé, produites transformées et conditionnées d’après des processus reproductibles et qui peuvent être audités.

J’ai eu la chance de participer à une séance de mise en place des acteurs de la filière ananas de la région Ouémé-Plateau où je leur ai proposé lors de la définition de leurs axes stratégiques de s’engager dans la démarche qualité. Mais dans les débats, j’ai constaté une méfiance de la part de l’assistance. Cette méfiance s’exprimait par le fait que la mise en place de la démarche qualité nécessite beaucoup de moyens financiers. J’ai donc eu l’opportunité de clarifier que la mise en place de la démarche qualité a pour objectif principal la satisfaction des exigences des consommateurs. Il s’agit de produire en se conformant à la réglementation et aux normes internationales. A ce sujet, je dois préciser que la certification n’est pas le seul objectif de la démarche qualité et que c’est la certification qui n’est qu’une reconnaissance internationale, qui nécessite un peu plus de ressources. Encore qu’il faut toujours évaluer les frais liés à la mise en œuvre de la démarche qualité aux pertes (coût de non-qualité) engendrées par l’absence du système de management de la qualité.

L’agriculture africaine doit s’engager dans la démarche qualité parce que l’Afrique en a assez de consommer des produits de qualité douteuse qui détruisent la santé de ses fils et de ses filles. Nous avons besoin de consommer des denrées agricoles de qualité produites par nous-mêmes, respectant les normes, et la démarche qualité nous y aidera. La bonne santé des populations africaines dépend en grande partie de ce que nous consommons.

QUELS SONT LES AVANTAGES LA DEMARCHE QUALITE ?

Les enjeux du management de la qualité s’apprécient sur plusieurs plans dont voici quelques-uns :

  • Financier : Faire plus de profit

Le déploiement de la démarche qualité conduit à une augmentation du chiffre d’affaire de l’entreprise. Il va s’en suivre dans notre contexte, une amélioration du revenu des entrepreneurs agricoles.

  • Commercial : Augmenter les parts de marché

La démarche qualité facilite l’écoulement des produits dans la mesure où ces produits sont conçus en tenant compte des exigences implicites et explicites de la clientèle. Elle augmente la compétitivité de l’entreprise et augmente la confiance du client

  • Techniques : Améliorer les performances techniques

La qualité permet de maîtriser les techniques de production et de s’informer des nouvelles technologies. Elle permettra de respecter les conditions de production, de conservation, de stockage et de distribution des produits agricoles afin d’assurer à la population africaine une meilleure santé. La bonne santé des Africains est nécessaire pour renforcer et achever son processus de développement.

  • Notoriété internationale : Gage du professionnalisme

Les entrepreneurs agricoles africains doivent se professionnaliser. Cela au besoin leur permettra d’écouler leurs produits sur la marché international. J’avais participé à une séance de travail avec une association de riziculteurs qui déploraient une mévente de 285 tonnes de semences de riz. Je l’avais automatiquement relayé sur Twitter pour donner une ouverture internationale à leur préoccupation. Mais dans la suite des débats, il s’est avéré que la qualité germinative desdites semences n’est pas rassurante. De façon globale, nos produits agricoles n’arrivent pas à pénétrer le marché international parce qu’ils sont détectés non conformes au cours des contrôles. Il est vrai que de mon point de vue, le marché international n’est pas l’objectif du moment, l’Afrique veut produire pour nourrir ses enfants. Une fois on aura atteint l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle, nous irons sur le marché international.

COMMENT INTEGRER LA DEMARCHE QUALITE  ?

Toutes les propositions en l’occurrence celles relatives au financement et au professionnalisme de l’agriculture béninoise contenu dans mes critères de choix du prochain candidat de la République du Bénin en avril 2016 sont à prendre en compte.

Ensuite il faut encourager toute initiative pour la promotion de la qualité dans le monde rural. Les entrepreneurs agricoles doivent être organisés en réseau.

L’Etat recrute des spécialistes de la qualité pour l’encadrement de ces réseaux d’entrepreneurs agricoles jusqu’à la labellisation de leurs produits.

Organiser sur le plan africain des compétitions pour la promotion de la qualité dans l’agriculture. Cela demande certainement du temps, mais si l’Afrique s’engage, nous allons relever le défi de la qualité dans le domaine agricole en l’Afrique !

VIVA AFRICA !!!

8 Ways AIMS III Increased Crop Production

The AIMS III project concluded earlier this year. Learn more about it’s successes.

Source : 8 Ways AIMS III Increased Crop Production

BENIN : Présidentielle 2016 – Mon candidat c’est celui qui fera la promotion de l’agriculture

L’agriculture reste à mon sens un secteur dont on ne peut se passer dans les choix stratégiques de la politique de développement d’une nation.

Pourquoi je privilégie l’agriculture ? Lire la suite

Mise en place de cadre de concertation des acteurs du monde rural

Publié par https://louisagbokou.wordpress.com

L’organisation des acteurs du secteur agricole est un gage du développement de ce secteur. Les contraintes du monde rural sont de mon point de vue mieux connues et peuvent être mieux défendues par les producteurs. Dans la région Ouémé Plateau, avec l’appui du projet d’Appui à la Diversification Agricole (PADA), les cadres de concertation des acteurs des filières poisson, ananas, riz et anacarde ont été mis en place. Ces différentes filières peuvent donc se faire représenter valablement au niveau des instances décisionnelles. Vivement que cela se réalise au niveau des autres spéculations.

 

Séance de travail

Gabon : vers un réseau de 2000 jeunes exploitants de palmier à huile

Le Gouvernement du Gabon en partenariat avec la Malaisie met en place le projet d’installation de 2000 jeunes exploitants gabonais. Il s’agit d’un appui en formation et en logistiques à ces jeunes exploitants gabonais. Le programme de formation inclut des visites de sites de production en Malaisie et même l’apprentissage de la langue anglaise… Les jeunes qui suivront à terme la formation seront installés sur un domaine de 7 hectares avec un demi hectare réservé pour la production. Ces jeunes exploitants seront mis en réseau pour réellement vivre de leurs activités. Le partenariat avec la Malaisie a été effectif à travers le FELDA GLOBAL VENTURES. Un exemple que beaucoup d’autres pays africains peuvent suivre…palmier a huile

Et pourtant la VHD a un vaccin !

Au Bénin, la VHD continue de détruire les élevages de lapins. Les éleveurs les plus avisés abattent les lapins et les conservent au congélateur. Mais le plus grands nombre d’éleveurs n’a Jeunes lapinsmême pas de congélateur. En outre, notre système d’élevage ne permet pas d’appliquer convenablement les mesures de biosécurité. Le Bénin ne dispose toujours pas du vaccin de la VHD. Pourquoi continuer de subir la VHD si le vaccin existe en France et certainement dans d’autres pays africains ?

Pourquoi ne pas venir en aide aux cuniculteurs du bénin ?

Je lance par ce biais un appel à toute personne ou institution pouvant venir en aide aux cuniculteurs du Bénin face à l’assaut de la VHD. Même si les questions liées aux vaccins relèvent du rôle régalien de l’Etat, cela n’empêche pas la collaboration pour la mise en place des vaccins. Une prompte intervention permettra le soulagement des cuniculteurs et la relance de la filière cunicole au Bénin. A contrario, la filière cunicole s’anéantit progressivement. Malheureusement.