Joyeuse fête de la Saint-Valentin

saint valentin

Je souhaite à tous les amoureux une joyeuse fête de la Saint-Valentin.

Je propose à notre méditation, ces affirmations relatives à l’amour.

 » L’amour qui rend les gens malheureux n’est pas le véritable amour. Si votre amour est vrai, il contribue à votre bonheur et à celui des gens que vous aimez ». Denis St-Pierre

 » L’amour est l’ultime signification de tout ce qui nous entoure. Ce n’est pas un simple sentiment, c’est la vérité, c’est la joie qui est à l’origine de toute création ». Rabindranath Tagore

« Aimer c’est luire d’une lumière inépuisable ». Rainer Maria Rilke

Bonne méditation et bonne fête.

 

 

 

Bénin : A quoi ressemblait l’agriculture du Dahomey en 1972 ?

dindons

Le discours programme du Gouvernement Militaire Révolutionnaire du Général Mathieu Kérékou de 1972 est encore d’actualité.

Je dois avouer que le présent article m’a été inspiré à la suite d’une discussion sur les contraintes du monde rural avec un collègue de service Luc Houngbé pour ne pas le nommer. Il m’avait dit « Louis, va chercher le discours programme du Gouvernement Révolutionnaire du Général Mathieu Kérékou de 1972 et prête attention aux axes stratégiques ». Alors je suis mis à la recherche et j’ai trouvé. Je vous présente uniquement la partie concernant le monde rural

RÉPUBLIQUE DU DAHOMEY

 GOUVERNEMENT MILITAIRE RÉVOLUTIONNAIRE

  DISCOURS PROGRAMME

Cotonou, le 30 Novembre 1972

 Le monde rural

Le monde rural regroupe la plus grande proportion de la population dahoméenne. Il contribue pour la plus large part à la création de richesses nationales. Par contre il participe très modestement à la redistribution de ces richesses. Le principe directeur, qui guidera le gouvernement dans son action, sera d’exploiter au mieux les vocations naturelles du pays, tant du point de vue des cultures industrielles que de celui des cultures vivrières, de l’élevage et de la pêche.

Agriculture
Une politique de garantie et d’amélioration du prix au producteur constitue la première condition et le moyen d’incitation le plus efficace dans l’immédiat à l’augmentation de la production agricole.

Dans ces conditions le Gouvernement Militaire Révolutionnaire préconise :

  • La transformation en un organisme autonome doté de moyens puissants de l’actuel fonds de soutien des produits agricoles.
  • Le rejet de la politique actuelle de détournement des ressources de ce Fonds au profit aussi bien des sociétés privées que de l’Etat.
  • L’extension progressive des activités de ce Fonds au bénéfice des produits de notre agriculture, qu’il s’agisse des produits industriels d’exportation ou des produits vivriers destinés à l’alimentation de nos populations.
  • La prise en charge par l’Etat du conditionnement et de la commercialisation de nos produits d’exportation, notamment le coton et le tabac.
  • A moyen et à long terme, l’augmentation de notre production agricole et la consolidation de notre indépendance supposent  un changement qualitatif de nos moyens de production, une reforme de nos structures agraires, l’abolition de la monoculture, la valorisation sur place des produits de notre agriculture.

Elevage
Faute d’une option claire, la politique dans le domaine de l’élevage, des divers gouvernements qui se sont succédés jusqu’à ce jour, s’est caractérisée par des actions dispersées, aussi vaines que paralysantes. C’est ce qui explique la croissance lente du cheptel dahoméen.
Aussi, l’action du Gouvernement Militaire Révolutionnaire dans ce secteur sera-t-elle guidée par le principe d’utilisation optimum des vocations naturelles des diverses régions du pays.

(Extrait du discours programme du Gouvernement Militaire Révolutionnaire)

 

MON ANALYSE 

En ce qui concerne l’agriculture, en dehors du premier point dont la concrétisation représente aujourd’hui l’ONS (Office National de Soutien des revenus agricoles), tous les autres points sont toujours d’actualité. Cela montre que nous traînons les mêmes contraintes depuis 44 ans alors que de nouvelles s’ajoutent de jours en jours. J’en veux pour preuve les perturbations climatiques, on ne peut de nos jours définir des axes stratégiques de l’agriculture sans intégrer la dimension l’environnement. On parle d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement.

Quant à l’élevage, il n’existe effectivement pas une vision claire du développement de ce sous- secteur. C’est du moins ce que j’observe en tant que acteur de ce sous-secteur. C‘est regrettable qu’un diagnostic de 1972 soit toujours intact 44 ans après. La question de l’élevage mérite d’être repensée et de faire l’objet de décisions conséquentes.

De toutes les façons, l’histoire est têtue et les générations futures finiront par découvrir ce que nous avions fait du monde rural de notre pays…

Bénin horizon 2025 : Les enjeux majeurs du secteur agricole pour le Bénin

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Il est important de se remémorer les axes stratégiques définis dans les documents de référence en matière de politique de développement. Je me suis permis de faire ressortir du document Bénin Horizon 2025 élaboré en décembre 2008, le volet agricole.

 

Les problématiques clés :

– Une faible capacité exportatrice, orientée essentiellement sur des produits à faible valeur ajoutée ;

– Une situation d’autosuffisance en céréales et produits vivriers théorique mais contrainte par l’absence de maîtrise des flux régionaux en particulier vers le Nigéria ;

– Un déficit marqué en protéines animales avec des filières animales peu développées en dépit de leur potentiel et des importations croissantes et coûteuses ;

– Un vrai potentiel diversifié de développement de cultures [arboriculture fruitière et de produits forestiers (noix de cajou, karité, teck bambou, plantes médicinales)) ; cultures maraîchères, filières d’élevage intensif ; biocarburants (Jatropha), de pêche et d’aquaculture ;

– Une faiblesse en infrastructures support de compétitivité, très caractéristique des pays à vocation agricole, n’arrivant pas à créer de la valeur à partir de leur potentiel.

 

Les enjeux majeurs :

  • Créer un cadre institutionnel clair pouvant asseoir une approche programme permettant d’intégrer et de fédérer les initiatives et projets de coopération
  • Mettre en place le dispositif d’encadrement adéquat d’animation, de formation et d’apprentissage et d’incubation du pôle de croissance agroalimentaire.

 

Céréales et produits vivriers

  • Renforcer la production pour développer la sécurité alimentaire ;
  • Positionner une offre pour l’exportation régionale (Nigéria, Afrique Centrale et de l’Ouest) ;
  • Répondre aux besoins en céréales d’une industrie de provende qui accompagnera le développement des filières intégrées d’élevage et d’aquaculture.

 

Arboriculture fruitière et maraichage

  • Réaliser un plan d’aménagement détaillé et de localisation précise des sites d’activités de plantation dans le cadre des pôles territoriaux de développement et dégager un plan de réalisation des infrastructures hors sites (routes et pistes de production, électrification, adduction d’eau) ;
  • Positionner une offre à l’exportation de fruits et légumes sur des marchés de valeur notamment l’Europe ;
  • Développer et imposer une offre de fruits sur les marchés régionaux d’Afrique de l’Ouest et Centrale ciblant en priorité les marchés les plus lucratifs (distribution moderne, réceptifs hôteliers et touristiques ;
  • Disposer d’une véritable infrastructure logistique intégrée permettant une véritable maîtrise des flux opérationnels des produits agroalimentaires ;
  • Attirer vers la destination Bénin des opérateurs de rang mondial comme investisseurs dans la production et l’exportation fruitière, mais acceptant d’encadrer en régie des petits producteurs locaux et d’intégrer leur production dans le cadre d’une logique de Responsabilité Sociale d’Entreprise (R.S.E.). La réussite de cette démarche suppose une démarche non générique mais ciblée s’appuyant sur un benchmarking des meilleures pratiques d’attrait des investisseurs mais aussi un ciblage de groupes et la proposition d’un partenariat clair.

 

– Produits animaux

  • Réaliser un plan d’aménagement précis et détaillé de localisation et d’équipement des sites d’activités dans le cadre des pôles territoriaux de développement (aménagement des zones de stabulation pour la production laitière (bassins laitiers) et la pratique de l’embouche, localisation des places de marché, de l’Abattoir de ruminants ;
  • Développer des partenariats stratégiques ciblés avec le transfert de savoir-faire et le renforcement des capacités. Ce ciblage doit permettre de coller aux besoins identifiés pour le développement des piliers comme par ex. l’insémination artificielle, les techniques de stabulation, la couverture vétérinaire et le contrôle des grandes épizooties des filières animales ;
  • Réaliser un saut qualitatif grâce à la réalisation des infrastructures clés de support de l’intensification des filières, de leur compétitivité et du développement de la production ;
  • Réorganiser et professionnaliser les organisations de producteurs

 

Pour télécharger le document Bénin Horizon 2025, cliquez ici

Au premier lauréat du Grand Prix du Président de la République pour la Recherche

Guyzap.Le travail bien fait finit toujours par payer. Professeur Guy Appolinaire Mensah, je vous dédie cet article en reconnaissance de tout ce que vous avez fait pour la recherche agricole au Bénin. Je passe ainsi par ce canal pour vous adresser toute mon admiration. Le Bénin tout entier s’accorde pour vous appeler « le Père de l’aulacodiculture au Bénin ». Vos travaux de recherche ont été d’une grande importance dans le développement de cette activité.

Je félicite l’équipe de sélection des candidats qui vous a retenu comme gagnant de ce grand prix. Ils ont su faire un travail appréciable. Je vous envoie toutes mes félicitations.

Je vous fais tout de même le point de la situation actuelle de l’aulacodiculture dans la région Ouémé-Plateau. Le nombre d’aulacodiculteurs n’a cessé de diminuer chaque année de telle sorte qu’il n’existe pratiquement plus un seul éleveur d’aulacodes dans l’Ouémé. Les quelques-uns qui continuent de pratiquer cette activité sont localisés dans le Plateau en particulier à Adja Ouèrè.

Le diagnostic fait à notre niveau de cette situation est le faible taux de fécondité des femelles et une diminution de la portée (1 à 3 aulacodeaux). Cette situation serait causée par la consanguinité du fait de la pratique qui consiste à transférer des groupes de reproducteurs d’un élevage à un autre. Il se pose de notre point de vue un problème génétique. Un programme de restauration génétique de l’aulacodiculture permettra un redémarrage de cette activité et une capitalisation de toutes les recherches réalisées au profit de cette spéculation animale.

Une fois encore, toutes mes félicitations pour le Grand Prix du Président de la République pour la recherche.

Bravo à vous!

Lancement du site web de la SONAPRA

SONAPRA

La communication joue un rôle primordial dans l’atteinte des objectifs de tout organisme. Elle ne se limite plus seulement de nos jours à la radio ou la télévision, un site web s’ouvre au monde entier et à tous ceux qui peuvent se connecter a l’internet. Je me réjouis du lancement du site web de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA).

 

Pourquoi je présente ce site web ? 

Tout simplement parce que je suis engagé dans l’agriculture. Je crois profondément que l’agriculture joue ou devra jouer un rôle de premier rang pour le développement économique du Bénin. L’agriculture reste à mon sens un secteur dont on ne peut se passer dans les choix stratégiques de la politique de développement d’une nation. La SONAPRA étant la société par excellence la de promotion de l’agriculture, ce site va relayer au public tout ce qu’elle entreprend pour le développement de l’agriculture au Bénin.

Que pouvez-vous trouver sur le site ?

Les informations disponibles sur ce site sont assez variées. Je mets juste l’accent sur la présentation de la société, les filières agricoles en promotion, les usines partenaires etc… Plus important encore, ce sont les opportunités. Par exemple, vous pouvez déposer en ligne votre CV pour une demande d’emploi ou de stage académique ou professionnel.

Visitez le site de la SONAPRA ici.

 

 

Région Ouémé-Plateau : Problématique de l’approvisionnement en intrants agricoles pour les productions animales et halieutiques

poussinsC’est le thème du deuxième panel de la revue régionale sectorielle du 4è trimestre 2015 des acteurs du secteur agricole organisé par le Centre Agricole Régional pour le Développement Rural (CARDER) de Ouémé et du Plateau tenue dans la commune de Pobè.

Le modérateur du panel est Monsieur Gérard Agognon, Directeur de la Promotion des Filières et de la Sécurité Alimentaire au CARDER Ouémé-Plateau.

Les panélistes sont :

Monsieur Olivier Lahamy, Chef Service du Contrôle des produits d’origine Animale et Halieutique au CARDER Ouémé-Plateau

Monsieur Dossa Wenon, Chargé de la Production Halieutique au CARDER Ouémé-Plateau

Monsieur Guy Coucou,  Président régional de la FENAPIB (Fédération Nationale de Pisciculteurs du Bénin), Représentant les pisciculteurs de la région Ouémé-Plateau.

Monsieur Théophile Boulome, Représentant les éleveurs de la région Ouémé-Plateau.

Le modérateur du panel a accordé la parole à chaque panéliste pour se prononcer sur le thème. Ensuite, ce fut le tour de l’assistance pour apporter sa contribution au sujet. Enfin, quelques recommandations ont été faites au terme des débats.  J’ai essayé de ressortir les points saillant des interventions de chaque panéliste. J’invite les autres participants de la revue à compléter au besoin les idées.

Guy  Coucou: Les difficultés d’approvisionnement en intrants piscicoles se concentrent au niveau de l’aliment poisson. L’alimentation des poissons se faisant d’antan avec les restes de cuisine transformés en poudre, mais les poissons n’en tiraient as grande chose. C’était au temps de la pisciculture extensive. Ensuite, on est passé à la fabrication des aliments locaux mais de qualité douteuse (mauvais résultat) et qui ne flottent pas. En outre, c’est le tour de l’aliment extrudé de bonne qualité (bon résultat)  et bien flottant mais qui est cher. L’Etat a fait exonérer les taxes de dédouanement pour les aliments de poissons dans la loi de finance précisément celle de 2014. Malheureusement, la loi de finance de 2015 n’a pas tenu compte de cette exonération. Lorsque nous avons demandé à comprendre, les autorités de la douane nous ont dit que l’exonération prenait en compte les intrants agricoles et que les aliments poissons n’y faisaient pas partie d’après leur répertoire à eux. Nous nous sommes donc rapprochés de la Centrale d’Achat des Intrants pour une subvention de l’aliment poisson au même titre que les engrais minéraux. Il faut dynamiser la FENAPIB (Fédération Nationale des Pisciculteurs du Bénin) et professionnaliser l’activité de telle sorte que le producteur d’alevins ne soit pas en même temps producteur de poissons marchands.

Enfin, je pense que le Bénin peut se procurer d’une extrudeuse pour produire localement les aliments poissons. Cela va nous permettre d’avoir de l’aliment poisson à un coût raisonnable.

 

Dossa  Wenon: Face à la rareté de la farine de poisson de qualité, c’est-à-dire une farine de poisson à base  de la chair du poisson et non avec des arêtes, l’aliment poisson fabriqué localement n’est pas de bonne qualité. Avec la non qualité de la provende sur place, les éleveurs se sont orientés vers l’extérieur, vers l’Israël pour l’achat d’aliment poissons. La provende de mauvaise qualité fabriquée localement pollue l’eau au lieu de nourrir les poissons. Il faut effectuer à partir des matières premières locales  des recherches pour la fabrication de provende de qualité. Un autre type intrants, ce sont les alevins. Le projet PROVAC a formé des pisciculteurs-clé qui sont spécialisés dans la production d’alevins de qualité. Pour avoir les contacts de ces pisciculteurs, orientez-vous vers les Secteurs Communaux pour le Développement Agricole (SCDA) de votre commune ou vers les Direction Générale à savoir, le Centre d’Action Régionale pour le Développement Agricole CARDER de votre région.

De nos jours comme intrants de production des poissons, nous pouvons également mentionner l’utilisation des hormones. Il faut préciser qu’elles ne posent aucun problème de santé pour les consommateurs. En plus, leur mise sur le marché est réglementée. L’achat et l’utilisation des hormones ne sont pas autorisés à tout le monde. C’est la Direction des Pêches qui les met à disposition des pisciculteurs-clé formés le projet PROVAC.

Pour finir le développement de la pisciculture au Bénin doit nécessairement passer par un bon rapport qualité prix de l’aliment poisson c’est-à-dire disposer d’un aliment-poisson de bonne qualité et d’un coût raisonnable pour une bonne rentabilité de l’activité.

Théophile Goulome : Ce thème peut faire l’objet d’un thème de mémoire. Un intrant c’est tout ce qui rentre dans l’élevage. On a comme difficultés l’approvisionnement des géniteurs : les truies et les verrats, il faut savoir bien les choisir. Pour le choix des géniteurs nous n’avons pas de grandes fermes à Pobè mais les techniciens du SCDA nous orientent à cette fin. Nous avons fait l’expérience de la provende de Vets Services, c’est bon mais c’est très cher. Pour éviter de faire des pertes, nous achetons les matières premières et nous fabriquons nous-même la provende. On a les résultats mais pas comme ceux de Vets services. J’ai des plantes que j’utilise pour résorber un peu le problème de protéine.

Pour les produits vétérinaires, on n’en a pas ici à Pobè, on se dirige vers les agents des SDCA pour nous les procurer depuis Porto-Nova. Pour régler nos problèmes, on s’est constitué en coopératives et on fait les achats de matières premières en grande quantité et on fait stockage parce que les matières premières ne sont pas toujours disponibles.

 

Olivier Lahamy : Il faut mettre l’accent sur la qualité des matières premières. Les valeurs bromatologiques des matières premières ne sont pas connues. De façon globale, La réglementation n’est pas suivie. Pour installer une pharmacie vétérinaire, il y a la législation. Des médicaments non homologués par la législation au Bénin mais qui malheureusement sont en vente, ce qui pose le problème de la qualité des viandes produites. Un autre exemple, c’est l’insémination artificielle qui est réglementée mais tous ceux qui s’adonnent à cette opération ne respectent pas la réglementation en vigueur.  Les antibiotiques sont utilisés  dans les élevages mais les délais d’attente ne sont pas toujours respectés. Il faut reconnaître que le contrôle de la qualité des produits d’origine animale doit être renforcé. Il s’agit en fait d’une volonté politique pour assurer à la population béninoise une bonne santé.

 

Les participants au panel sont également intervenus pour apporter leur contribution au débat. Entre autres préoccupations abordées, il a été question de faire le point des communes ayant enregistré des cas de mortalité de lapin causée par la maladie virale hémorragique.

 

Quelques recommandations :

Des recommandations ont été formulées au terme des débats. Il s’agit de :

  • Faire la veille pour la l’exonération des frais de dédouanement des intrants agricoles dont l’aliment-poisson ;
  • Mieux valoriser les sous-produits agricoles ;
  • Organiser les filières animales ;
  • Enregistrer les débats du panel et les faire passer dans les radios.

 

Maintenant, c’est à vous la parole…

Ce débat peut se poursuivre avec vous les lecteurs. Vous pouvez partager avec nous, vos expériences sur la Problématique de l’approvisionnement en intrants agricoles pour les productions animales et halieutiques. Votre contribution (critiques et suggestions) au débat peut être la solution à un problème spécifique d’un exploitant agricole. Donc n’hésitez pas à partager votre expérience.

Bénin : De nouveaux vaccins, vraiment ?

Lorsque j’ai publié l’article sur Vers une nouvelle prophylaxie pour l’aviculture, j’ai recueilli des commentaires qui m’amènent à faire les clarifications suivantes.

  1. De quoi s’agit-il en réalité ?

Lorsque je parle de nouveaux vaccins mis au point par la technologie, je ne signifiais pas qu’il y a eu de nouvelles pathologies pour lesquelles lesdits vaccins été mis au point. C’est du moins ce que j’ai remarqué lors des commentaires sur ces nouveaux vaccins. Et c’est pourquoi la préoccupation de la carte épidémiologique est revenue plusieurs fois dans les discussions. Ces vaccins sont donc des solutions à des pathologies qui existent déjà au Bénin. Ils ne sont pas conçus pour de nouvelles pathologies.

  1. Quelles sont les pathologies concernées par ces nouveaux vaccins ?

Les différentes pathologies concernées par ces vaccins disponibles au Bénin sont  le coryza, la maladie de Newcastle, la salmonellose, la bronchite infectieuse et la mycoplasmose. Ce  sont donc  comme vous pouvez le constater des pathologies qui existaient bien et dont certaines ont même un vaccin sur le terrain.

Pour savoir quel nouveau vaccin est utilisé pour quelle pathologie, référez-vous à l’article Vers une nouvelle prophylaxie pour l’avicultureCorymune7

 

  1. Avons-nous le choix d’adopter ou pas ces nouveaux vaccins ?

Je ne pense pas que le Bénin a réellement un choix, pour trois raisons.

Première raison : ces vaccins sont conçus pour faciliter le suivi sanitaire des volailles. Nous n’avons pas un choix car par exemple, la VHD n’a demandé l’avis de personne avant de s’infiltrer dans les élevages de lapins et d’occasionner des dégâts considérables.  Maintenant que son vaccin est disponible au Bénin, avons-nous le choix de vacciner les lapins ? Non. A moins que nous ne voulions plus élever des lapins. La vaccination contre la VHD s’impose.

Deuxième raison pour laquelle nous n’avons pas un choix, c’est le fait que le Bénin n’est pas isolé des autres pays et n’est pas de ce fait en marge des avancées technologiques du monde.

La troisième raison pour laquelle nous n’avons pas un choix, c’est le fait que nous ne fabriquons pas de vaccins au pays. Et les vaccins actuels que nous utilisons sont fabriqués par les mêmes laboratoires qui ont mis au point ces nouveaux vaccins. Il suffit que ces laboratoires ne produisent plus les anciens vaccins et nous n’aurons d’autre choix que de s’abonner aux nouveaux. Le monde évolue à une vitesse incroyable …

Interview d’un exploitant agricole au sujet de l’aviculture locale

Le suivi des grandes exploitations d’élevage m’avait mis en contact avec des exploitants agricoles de rang et de classe différents. Il y a de ces exploitants qui se mettent Lire la suite

Les bénéficiaires des communes de Dangbo et de Sèmé-Podji apprécient le projet PADA

 

 

Le Projet d’Appui à laDiversification Agricole (PADA) intervient au niveau de la région de
l’Ouémé- Plateau dont les communes de Dangbo et de Sèmé-Podji. Trois (3) pisciculteurs ont bénéficié du projet dans la commune de Sèmé-Podji. Trois (3) pisciculteurs et un transformateur ont été identifiés dans la commune de Dangbo. Il s’agit en fait d’un projet itératif c’est-à-dire BASSINSscindée en phases dont la réussite de la phase précédente conditionne  le financement de la phase suivante.

Quelles appréciations faites-vous du projet PADA ?

C’est la question qui a été posée à chacun des bénéficiaires du projet des communes de Dangbo et Semé-Podji. Les impressions suivantes ont été recueillies.

Commune de Dangbo :

A. E. J’ai eu une bonne impression du projet PADA. Il y a eu beaucoup de changement depuis que j’ai commencé à recevoir les tranches de la subvention du projet. Grâce à l’appui du projet, j’ai pu acquérir du matériel et des équipements piscicoles. Je remercie sincèrement les responsables du projet PADA.

 

A. J. Le projet PADA m’a aidé à renforcer mes équipements pour la transformation du riz paddy. J’ai également bénéficié d’une subvention pour l’achat du riz paddy. Malheureusement je n’ai reçu jusqu’ici que la première tranche de la subvention du fait des difficultés d’apport personnel. Je souhaite que pendant la signature de la convention qu’il n’y ait pas de modification des paramètres liés à la nature des apports personnels du promoteur car en ce qui me concerne, j’ai été demandé de fournir mon apport personnel en espèce alors que dans le document du projet, c’est de l’apport en nature qu’il a été question.

 

A. P. J’ai une très bonne impression de la méthodologie de mise en place des moyens financiers du projet. Toutes les dispositions sont prises pour éviter les fraudes au niveau des producteurs, les fonds mis en place ne peuvent pas être utilisés à d’autres fins. Je remercie les responsables du projet.

 

G. V. Grâce à PADA j’ai étendu mon activité piscicole. C’est un très bon projet. Si cela peut être renouvelé nous allons avoir une grande entreprise.

 

Commune de Sèmé-Podji

H. G. C’est un bon projet. Si on peut trouver d’autres projets du genre ce sera très bien. Le fait que l’achat de provende soit programmé sur la deuxième tranche a constitué pour moi une difficulté. Dans le futur il faut que l’achat des alevins et l’achat des aliments soient programmés dans une même tranche.

 

K. A. Le projet PADA nous a fait du bien. Moi ça m’a aidé d’agrandir mon exploitation. Même après la fin du projet, je vais continuer à élever les poissons. Je souhaite avoir plus de subventions.

 

H. D. J’ai une bonne appréciation du projet. J’étais dans le besoin de filet. En 2010, j’avais perdu dix mille alevins de clarias pendant la crue. Avec l’achat du filet, je peux avoir du poisson à plein temps. Je remercie les responsables du projet. Je souhaite que le traitement des dossiers de décaissement des fonds des tranches soit beaucoup plus court.

MAEP : Le Conseil National d’Orientation et de Suivi du PSRSA mis en place

Le Plan Stratégique de Relance du SMAEP.ecteur Agricole (PSRSA) a été mis en œuvre à partir de 2011 et s’est fixé comme horizon l’année 2015. Sa vision était de : « Faire du Bénin à l’horizon 2015, une puissance agricole dynamique, compétitive, respectueuse de l’environnement, créatrice de richesse répondant aux besoins de développement économique et social de la population ».  De ce fait, l’année 2015 se situe comme l’année de référence au cours de laquelle une évaluation du PSRSA s’impose afin d’identifier les nouvelles directives à prendre pour un meilleur développement du secteur agricole.

Le Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) du PSRSA est l’organe d’orientation et de régulation de la politique nationale du développement du secteur agricole. C’est pourquoi je suis tenté de penser que la mise en place la semaine passée du CNOS est venue en retard si tant est qu’il est prévu dans le Cadre Institutionnel de Mise en œuvre du PSRSA élaboré depuis 2011. Cependant, je me réjouis que ce soit désormais une réalité et j’espère que les membres de ce conseil vont s’entourer des cadres compétents pour une évaluation effective du PSRSA afin de faire des propositions concrètes pour le développement du secteur agricole.

 

Quelles sont les attributions du CNOS ?

Le CNOS est chargé de :

– approuver la politique nationale de développement du secteur agricole ;

– suivre et évaluer la mise en œuvre de la politique nationale de développement du secteur agricole et proposer des mesures correctives pour une meilleure gestion du secteur ;

– s’assurer de la mise en œuvre efficace et efficiente de la politique nationale de développement du secteur en relation avec les structures opérationnelles compétentes, en veillant entre autres à :

  • la fourniture à temps par les opérateurs économiques d’intrants agricoles spécifiques à chaque filière dans le cadre d’un partenariat public- privé,
  • l’élaboration des stratégies encourageant la fabrication locale d’outils de production et de transformation des produits agricoles ;
  • l’analyse de projets, la recherche de financement aux côtés des ministères sectoriels ;
  • la mise en œuvre de synergie entre différents programmes et différents acteurs en vue de tirer meilleur parti des actions en cours ;
  • la recherche et la mise en place d’un mécanisme pour la sécurisation foncière, la sauvegarde de l’environnement et du potentiel productif.

– Assurer l’arbitrage et régler les conflits entre les différentes familles d’acteurs.

 

Quelle est la composition du CNOS ?

Le CNOS est placé sous la présidence du Président de la République ou son représentant. Il est doté d’un Secrétariat Technique Permanent qui sera mis en place à cet effet.

Le Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) est composé de vingt-cinq (25) membres, comme suit :

– le Président de la République ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Agriculture ;

– le Ministre chargé de l’Economie et des Finances ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Environnement ou son représentant ;

– le Ministre chargé du Commerce ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Industrie ou son représentant ;

– le Ministre chargé du Développement ou son représentant ;

– le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ou son représentant ;

– le Ministre chargé des Travaux Publics et des Transports ou son représentant ;

– Le Ministre chargé de la Décentralisation ou son représentant ;

– deux (02) représentants du ministère chargé de l’Agriculture ;

– le Président de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) ou son représentant ;

– le Représentant de la Chambre Nationale d’Agriculture du Bénin ;

– trois (03) Représentants de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin (le Président et un représentant par composante : Commerce, Industrie et Services) ;

– le Représentant du Conseil National du Patronat du Bénin ;

– le Représentant de l’Union des Chambres Interdépartementales de Métiers (UCIMB) ;

– le Représentant de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers (APBEF);

– trois (03) représentants de la Plateforme des OPA (le président et un représentant par sous-secteur : Agriculture, Elevage, Pêche) ;

– deux (02) représentants de la société civile (dont un représentant du réseau des ONG spécialisées dans le secteur agricole et l’autre spécialisée dans la surveillance des politiques agricoles : Plate-Forme des Acteurs de la Société Civile au Bénin «PASCIB »)

 

Le Bureau du Conseil National d’Orientation et de Suivi est composé comme suit :

Président : Le Président de la République ou son représentant ;

1er Vice Président : le Ministre en charge de l’Agriculture ou son représentant

2ème Vice Président : le Président de la PNOPPA ;

1er Rapporteur : le Ministre en charge de l’Economie et des Finances ou son représentant ;

2ème Rapporteur : le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin.

 

Secrétariat technique Permanent du CNOS

Le Secrétariat technique Permanent du CNOS est doté d’une autonomie de gestion et placé sous la tutelle administrative du MAEP. Il est chargé de :

– Analyser les implications techniques des orientations du CNOS ;

– Veiller à la mise en œuvre et au suivi des recommandations et décisions du CNOS

– Eclairer le CNOS sur des questions spécifiques pour les prises de décisions

– Préparer les sessions du CNOS.

 

Le Secrétariat technique Permanent est une structure légère composée de trois (03) à cinq (05) experts avec un personnel d’appui. Il est doté de moyens nécessaires pour assurer son bon fonctionnement.

Le Responsable du Secrétariat Technique Permanent doit être un cadre ayant une compétence avérée en management du secteur agricole. Il est assisté des experts spécialisés dans les domaines des politiques agricoles, spécialiste en agro-industrie et un spécialiste en développement organisationnel et institutionnel. Le secrétariat technique peut, en cas de besoin, faire recours à des expertises extérieures.

 

Le CNOS dispose d’un démembrement départemental à savoir le Conseil Départemental de Suivi (CDS).

Quelles sont les attributions du CDS ?

Le Conseil Départemental de Suivi (CDS) est chargé de suivre l’exécution au niveau régional des actions définies dans le cadre de la politique nationale de développement du secteur agricole en tenant compte des réalités socioéconomiques départementales. Il contribue également à l’alimentation du dialogue politique sectoriel au niveau national sur la base des expériences pratiques des acteurs de promotion agricole aux niveaux départemental et local.

Le CDS est présidé par le Préfet du département. Son secrétariat technique est assuré par la Direction Générale du CeRPA à travers son service compétent en charge de la planification et/ou du suivi-évaluation. Il représente le point focal du secrétariat technique du CNOS au niveau régional.

Le Conseil Départemental et de Suivi (CDS) est composé de dix-huit (18) membres représentant tous les acteurs au niveau régional, comme suit :

– le Préfet du département ou son représentant ;

– le Directeur Général du Centre Régional pour la Promotion Agricole ;

– le Directeur Départemental en charge de l’Economie et des Finances ;

– le Directeur Départemental de l’Environnement ;

– le Directeur Départemental en charge du Commerce ou de l’Industrie ;

– le Directeur Départemental en charge du Développement ;

– le Directeur Régional des Travaux Publics et des Transports ;

– le Président de la Chambre Interdépartementale de l’Agriculture ;

– le Représentant de l’Association des Maires au niveau du département ;

– le Représentant au niveau régional du Conseil National du Patronat du Bénin ;

– un (01) Représentants au niveau départemental de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin;

– le Représentant de la Chambre Interdépartementale des Métiers ;

– trois représentants au niveau départemental de la PNOPPA (un par sous secteur : Agriculture, Elevage, Pêche) ;

– le Représentant au niveau départemental de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers (APBEF);

– un (01) représentant de la société civile spécialisée dans la surveillance des politiques agricoles : Plate Forme des Acteurs de la Société Civile au Bénin « PASCIB » ;

– le Représentant de la Coordination régionale des ONG opérant dans la promotion des filières agricoles ;

– un (01) représentant de l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA).

 

Le Bureau du Conseil Départemental de Suivi (CDS) de la mise en œuvre de la politique de développement du secteur agricole se compose comme suit :

Président : le Préfet du département ou son représentant ;

1er Vice Président : le Représentant de la PNOPPA au niveau du département ;

2ème Vice Président : le Représentant des organisations des commerçants ou des transformateurs mandaté par la CCIB ;

1er Rapporteur : le DG CeRPA ;

2ème Rapporteur : le Représentant des ONG opérant dans le secteur agricole

 

Et enfin un démembrement communal : le Conseil Communal de Suivi (CCS)

Quelles sont les attributions du CCS ?

Le Conseil Communal de Suivi (CCS) est chargé du suivi au niveau communal des actions définies dans le cadre de la politique nationale de développement du secteur agricole en tenant compte des réalités socioéconomiques de la Commune. Il contribue également à l’alimentation du dialogue politique sectoriel au niveau régional sur la base des expériences pratiques des acteurs de promotion agricole au niveau local.

Le CCS est présidé par le Maire et repose sur un secrétariat technique assuré par le Responsable Communal de Promotion Agricole (RCPA).

Le RCPA représente le point focal du secrétariat technique du CDS au niveau communal.

Le Conseil Communal d’Orientation et de Suivi (CCOS) de la mise en œuvre de la politique nationale du développement du secteur agricole est composé de dix sept (17) membres, représentants de tous les acteurs au niveau communal, comme suit :

– le Maire ;

– le Responsable du Centre Communal de Promotion Agricole (RCPA) ;

– le Receveur Percepteur ;

– le Président de l’Association de Développement de la commune;

– le Représentant de la CCIB au niveau de la commune ;

– le Représentant du réseau des ONG spécialisées dans le secteur agricole opérant dans la Commune;

– le Représentant des organisations de commerçants de produits agricoles ;

– le Représentant des organisations de transformateurs de produits agricoles ;

– le Représentant de la Chambre Interdépartementale de Métiers ;

– quatre (04) Représentants de la PNOPPA ;

– le Représentant des Services Financiers ;

– un (01) représentant de la société civile spécialisée dans la surveillance des politiques agricoles : Plate Forme des Acteurs de la Société Civile au Bénin «PASCIB » ;

– un représentant de l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA) ;

– le représentant de la Chambre Interdépartementale de l’Agriculture.

Le Bureau du Conseil Communal de Suivi (CCS) de la mise en œuvre de la politique du secteur agricole se compose comme suit :

Président : Le Maire ;

1er Vice Président : Un Représentant de la PNOPPA

2ème Vice Président : Le représentant des organisations des commerçants ou des transformateurs;

1er Rapporteur : Le RCPA ;

2ème Rapporteur : Le Représentant du réseau des ONG opérant dans la Commune.

La mise en place en plus du conseil national, des conseils départemental et communal va régler définitivement à mon sens la question de la coordination des acteurs du secteur agricole. Ledit conseil va se substituer en réalité respectivement au cadre de concertation au niveau national régional et communal des acteurs du secteur agricole. La mise en place de ce conseil et la mise à disposition des moyens humains matériels et financiers pour son fonctionnement est d’une grande importance pour la coordination du secteur agricole.

Téléchargez ledit document ici

France : 24 mesures de soutien à l’élevage français

La République Française a annoncé le 22 juillet 2015 un plan de soutien à l’élevage. Je sais que vous avez suivi la grande la mobilisation des acteurs des filières porcine et bovine suite bovinsà la réduction par le gouvernement français du prix du kilogramme de la viande de porc et des bovins. Cette mobilisation à l’initiative de Stéphane LE FOLL a non seulement permis d’enrayer la baisse des prix payés aux producteurs mais aussi d’enclencher un mouvement de hausse. C’est ainsi que pour le porc, le prix qui était tombé au marché de Plérin à moins de 1,20 €/kg est remonté à 1,38 €, très proche du prix de revient estimé à 1,40 €/kg, qui était l’objectif que s’était fixée la profession. Pour la viande bovine, une moyenne de 10 centimes d’€/kg d’augmentation a été obtenue depuis la table ronde du 17 juin 2015. Bien qu’on  note une volonté du gouvernement français à accompagner l’élevage, il faut faire remarquer que ces mesures sont le résultat d’une forte mobilisation des acteurs des filières concernées pour forcer la main aux autorités à vite agir. Je profite pour encourager les éleveurs du Bénin à mieux s’organiser pour bien défendre leurs causes.

Pourquoi je prends l’exemple de la France ?

J’ai pris l’exemple de la France tout simplement parce que c’est le premier plan de soutien à l’élevage sur lequel j’étais tombé lors de mes recherches.  Etant un acteur du monde rural béninois, et en considération de la situation actuelle de l’élevage béninois, je pense que notre élevage nécessite un plan de soutien. C’est pour cela que je me suis intéressé au présent plan de soutien pour donner aux autorités de mon pays des élements d’inspiration pour le bonheur de l’élevage béninois.

Quelles sont ces mesures ?

Au nombre de 24, ces mesures sont classées en mesures d’urgence de soutien aux éleveurs d’une part, et en mesures structurelles d’autre part.

Mesures d’urgence de soutien aux éleveurs :

  1. Poursuite de la mobilisation des abatteurs, transformateurs, industriels laitiers et acheteurs de la grande distribution pour respecter les hausses de prix auxquelles ils se sont engagés
  2. L’Etat engagera avec les banques une restructuration de l’ensemble des dettes à moyen et long terme des éleveurs en difficulté, en particulier les jeunes et récents investisseurs, avec le soutien de la médiation du crédit
  3. Cette restructuration s’appuiera notamment sur une prise en charge par l’Etat des charges financières des éleveurs les plus en difficulté dans le cadre du fonds d’allégement des charges (FAC) qui sera porté à 50 Milliards d’euros
  4. La Banque Publique d’Investissement pourra garantir jusqu’à 500 Milliard € de crédits bancaires de trésorerie aux entreprises du secteur de l’élevage pour faire face à l’ensemble de leurs besoins de trésorerie, notamment les créances vis-à-vis des fournisseurs
  5. Report sur demande de la prochaine échéance de paiement des cotisations personnelles et employeurs de sécurité sociale
  6. Prise en charge facilitée des cotisations des éleveurs les plus en difficulté dans le cadre de l’action sociale de la MSA
  7. Mobilisation du dispositif du Fonds National de Gestion des Risques Agricoles, pour répondre aux besoins des régions touchées par la sécheresse et la canicule
  8. Remise gracieuse sur demande des taxes foncières des éleveurs en difficulté
  9. Assouplissement des conditions d’accès aux remboursements mensuels des crédits de TVA par la réouverture jusqu’au 15 septembre 2015 du droit d’opter pour une déclaration mensuelle. A titre exceptionnel, cette option pourra être exercée pour une période limitée à un an
  10. Report sur demande des échéances de paiement des derniers acomptes d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés pour les éleveurs en difficulté.

Mesures structurelles

Pour reconquérir le marché national et pour les expéditions sur le marché communautaire et international :

  1. Soutien à hauteur de 10 Milliards € aux actions de promotion des filières viande bovine, porcine, et produits laitiers sur le marché national comme sur ceux des pays tiers
  2. Renforcement des contrôles de la DGCCRF sur l’étiquetage de l’origine des produits
  3. L’Etat mettra en œuvre dans tous ses établissements les recommandations du guide juridique pour favoriser l’approvisionnement local, et mobilisera à nouveau les collectivités pour mettre en œuvre ces préconisations
  4. Réactivation du dispositif de garantie public avec la COFACE pour maintenir le flux d’expédition de viandes bovines vers les acheteurs grecs traditionnels, dans le contexte de normalisation du dispositif bancaire grec
  5. Mise en place opérationnelle de la plateforme « Viande France Export » regroupant les opérateurs français pour répondre aux demandes des pays tiers importateurs
  6. Renforcement des démarches auprès des autorités étrangères compétentes pour faire agréer les opérateurs à l’export, notamment en Asie et sur le pourtour méditerranéen

Pour diversifier les revenus des éleveurs en les faisant participer à la transition énergétique

  1. Exonérations de fiscalité locale pour l’ensemble des installations de méthanisation agricole
  2. Adaptation des tarifs d’achat de l’électricité produite par les installations de méthanisation agricole
  3. Soutien au développement du photovoltaïque dans les élevages
  4. Mobilisation des financements européens, notamment du Plan Juncker, sur les projets de méthanisation

Pour restaurer la compétitivité des filières d’élevage

  1. Mobilisation du Programme des Investissements d’Avenir (PIA) et de BPI France pour améliorer la compétitivité des filières d’élevage afin d’assurer leur développement et leur pérennité
  2. Amélioration des relations commerciales et contractuelles dans les filières animales
  3. Simplification des procédures pour les éleveurs et amélioration des procédures de contrôles des exploitations agricoles
  4. Renforcement de la protection des élevages ovins contre le loup et engagement par le gouvernement d’une démarche de déclassement du loup comme espèce strictement protégée, auprès de la Convention de Berne et de l’Union Européenne

Téléchargez ici le plan détaillé

Comment pouvons-nous en tirer profit au Bénin ?

Il ne s’agira pas de faire du copier-coller des mesures précédentes. Cela ne servira à rien. Il nous revient d’examiner ces précédentes mesures pour identifier celles qui sont applicables dans notre contexte socio-économique. Une actualisation des contraintes de l’élevage ressorties dans le plan stratégique de relance du secteur agricole peuvent bien faire l’objet de plan opérationnel de soutien à l’élevage béninois.

 

 

Bénin: Enfin le vaccin de la VHD disponible

Publié par https://louisagbokou.wordpress.com lapins

J’étais entrain de partager des connaissances sur un forum des professionnels agricoles lorsque j’ai eu l’information de la disponibilité du vaccin contre la maladie virale hémorragique du lapin au Bénin. Sur le même forum un technicien d’un service agricole d’une grande notoriété au Bénin l’a également témoigné.

J’étais donc heureux que les cuniculteurs puissent enfin se procurer du fameux vaccin pour être à l’abri de la VHD qui a déjà hélas dévasté une grande partie du cheptel lapin.

Vivement que cela serve!!!

 

BENIN : Présidentielle 2016 – Mon candidat c’est celui qui fera la promotion de l’agriculture

L’agriculture reste à mon sens un secteur dont on ne peut se passer dans les choix stratégiques de la politique de développement d’une nation.

Pourquoi je privilégie l’agriculture ? Lire la suite

Mise en place de cadre de concertation des acteurs du monde rural

Publié par https://louisagbokou.wordpress.com

L’organisation des acteurs du secteur agricole est un gage du développement de ce secteur. Les contraintes du monde rural sont de mon point de vue mieux connues et peuvent être mieux défendues par les producteurs. Dans la région Ouémé Plateau, avec l’appui du projet d’Appui à la Diversification Agricole (PADA), les cadres de concertation des acteurs des filières poisson, ananas, riz et anacarde ont été mis en place. Ces différentes filières peuvent donc se faire représenter valablement au niveau des instances décisionnelles. Vivement que cela se réalise au niveau des autres spéculations.

 

Séance de travail

Gabon : vers un réseau de 2000 jeunes exploitants de palmier à huile

Le Gouvernement du Gabon en partenariat avec la Malaisie met en place le projet d’installation de 2000 jeunes exploitants gabonais. Il s’agit d’un appui en formation et en logistiques à ces jeunes exploitants gabonais. Le programme de formation inclut des visites de sites de production en Malaisie et même l’apprentissage de la langue anglaise… Les jeunes qui suivront à terme la formation seront installés sur un domaine de 7 hectares avec un demi hectare réservé pour la production. Ces jeunes exploitants seront mis en réseau pour réellement vivre de leurs activités. Le partenariat avec la Malaisie a été effectif à travers le FELDA GLOBAL VENTURES. Un exemple que beaucoup d’autres pays africains peuvent suivre…palmier a huile