Centre International de Formation en Agriculture (CIFA)

CIFA-Bénin est un centre de formation en agriculture qui fournit une formation pratique et Lire la suite

Et pourtant la VHD a un vaccin !

Au Bénin, la VHD continue de détruire les élevages de lapins. Les éleveurs les plus avisés abattent les lapins et les conservent au congélateur. Mais le plus grands nombre d’éleveurs n’a Jeunes lapinsmême pas de congélateur. En outre, notre système d’élevage ne permet pas d’appliquer convenablement les mesures de biosécurité. Le Bénin ne dispose toujours pas du vaccin de la VHD. Pourquoi continuer de subir la VHD si le vaccin existe en France et certainement dans d’autres pays africains ?

Pourquoi ne pas venir en aide aux cuniculteurs du bénin ?

Je lance par ce biais un appel à toute personne ou institution pouvant venir en aide aux cuniculteurs du Bénin face à l’assaut de la VHD. Même si les questions liées aux vaccins relèvent du rôle régalien de l’Etat, cela n’empêche pas la collaboration pour la mise en place des vaccins. Une prompte intervention permettra le soulagement des cuniculteurs et la relance de la filière cunicole au Bénin. A contrario, la filière cunicole s’anéantit progressivement. Malheureusement.

Quelles étaient les contraintes du secteur agricole il avait de cela 5 ans ? (12)

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ASPECTS LIES AU GENRE

Selon les données du RGPH3 (INSAE, 2002), la proportion des femmes actives dans les emplois agricoles tourne autour de 35,9%. A cette proportion vraisemblablement liée aux femmes actives agricoles ou chefs d’exploitations agricoles, il faudrait ajouter la grande masse des femmes intervenant dans les activités typiquement féminines de post-récolte telles que : la transformation et la commercialisation des produits agricoles.

Les activités qui absorbent la plus grande proportion des groupes vulnérables que sont les femmes et les jeunes, sont de plus en plus au cœur des approches de mise en œuvre des actions dans le secteur et font même l’objet d’une démarche d’institutionnalisation. Beaucoup reste cependant à faire pour surmonter les contraintes socioculturelles qui persistent, afin de permettre à cette catégorie d’acteurs de bénéficier de toute l’attention requise et de jouer correctement sa partition dans les programmes de développement du secteur agricole.

Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?

Quelles étaient les contraintes du secteur agricole il avait de cela 5 ans ? (11)

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MESURES FISCALES

Des dispositions existent en matière de mesures fiscales favorables à l’importation de matériels et équipements agricoles. Cependant ces mesures fiscales sont méconnues de la plupart des acteurs concernés ou sont mal interprétées par les agents chargés de leur mise en application. Cet état de chose n’encourage pas les exploitants agricoles à investir dans l’utilisation de ces équipements.

Cinq années après la validation du PSRSA, la situation s’est-elle améliorée ?

Quelles étaient les contraintes du secteur agricole il avait de cela 5 ans ? (10)

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FINANCEMENT DU MONDE RURAL

Les besoins sont énormes et l’offre actuelle, essentiellement basée sur la micro-finance avec des crédits à 80% concentrés sur le court terme, reste insignifiante. A titre d’exemple, en 2007, il est noté que seulement 18,3% de petits exploitants et 2% des éleveurs ont eu accès au crédit.

Les besoins d’investissements productifs en agriculture qui nécessitent des crédits à moyen et long termes sont quasi insatisfaits (crédit d’équipements, financement des infrastructures agricoles, etc.).

La grande masse de petits producteurs gestionnaires d’exploitations de type familial, sont ainsi exclus du financement. En dehors de la filière coton où le recouvrement est plus ou moins assuré, les banques sont réticentes à financer les filières agricoles, car jugées à risques élevés. Les risques climatiques, les catastrophes naturelles et l’inexistence de dispositions en matière d’assurance agricole, compliquent davantage l’accès des producteurs à la micro finance.

Selon le Document de Politique Nationale de Développement de la Micro finance 2007-2015, les montants moyens de crédit par emprunteur s’évaluent à 633.000 FCFA pour les petits exploitants et 19 millions de FCFA pour les micro, petites et moyennes entreprises agricoles.

Par ailleurs les prévisions de dépenses d’investissements publics au profit du secteur agricole sont passées de 21,009 milliards de FCFA en 2003 à 24,725 milliards en 2007. Quant aux dépenses effectives d’investissements publics, elles sont passées de 19,103 milliards de FCFA en 2003 à 13, 772 milliards de FCFA en 2007. Les taux d’exécution financière ont évolué de 90,54% à 55,70% sur la période 2003-2007 avec un taux d’exécution moyen de 44,68%.

Ainsi, non seulement les subventions octroyées à travers le Budget National sont nettement inférieures aux normes recommandées dans la sous région (10%), mais elles sont difficiles à mobiliser à temps requis, du fait de l’inadaptation des procédures actuelles de décaissement par rapport aux spécificités du secteur agricole et de la faible capacité des structures de gestion des projets.

Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?

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AMENAGEMENTS HYDRO AGRICOLES

Ils ont été réalisés dans diverses localités du pays et ont souvent nécessité d’importantes ressources dont les difficultés de mobilisation expliquent le nombre limité de ces infrastructures. Les dispositions de mise en valeur des périmètres aménagés, telles que la mécanisation des opérations culturales, les équipements divers, les intrants spécifiques, la main d’œuvre qualifiée et l’organisation des acteurs, étant souvent laissées au soin des producteurs sans moyens requis, il se pose le problème de la valorisation optimale de ces aménagements.

Des contraintes d’ordre sociologique (notamment sur les questions foncières), technique, de gestion et de commercialisation, restent prépondérantes.

Par ailleurs, les dispositifs institutionnels actuels de préparation et de mise en œuvre des projets d’aménagement, ainsi que le contrôle des travaux y afférents, sont handicapés par des lourdeurs administratives et de procédures inadaptées de passation de marchés. Aussi les excès pluviométriques et les fortes crues des cours d’eau qui causent d’importants dégâts chaque année sous le regard impuissant des producteurs et des autorités politico administratives locales et nationales méritent-ils un mécanisme   de surveillance continue en vue d’une gestion proactive de leurs impacts.

Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?

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COMMERCIALISATION DES PRODUITS AGRICOLES

Les transactions commerciales d’une manière générale, celles liées aux produits agricoles et dérivés en particulier, subissent très souvent les conséquences des situations conjoncturelles régionales ou internationales. Le Bénin joue depuis longtemps un rôle stratégique dans les échanges entre les pays côtiers et ses voisins de l’hinterland. La proximité de l’important marché que représentent ces pays (notamment le Nigeria, le Burkina Faso et le Niger) ainsi que l’appartenance du Bénin aux espaces UEMOA et CEDEAO, constituent un atout pour l’écoulement des produits agricoles disposant d’avantages comparatifs, au regard de la faible taille du marché national. Mais les circuits de commercialisation des produits agricoles sont pour l’essentiel encore peu structurés et restent dominés par l’informel, avec une intégration insuffisante au marché sous régional. La plupart des acteurs à différents niveaux, notamment les femmes, ne jouissent pas d’une surface financière suffisante ni de mesures d’accompagnement adéquates pour assurer une amélioration des transactions commerciales sur lesdits produits. Certaines initiatives récentes d’associations par filière (céréales, bétail et viande, fruits et légumes, pêches et post-capture, élevages non conventionnels… etc.) ou de regroupement en réseau (Réseau des opérateurs économiques du secteur agroalimentaire) augurent de nouvelles perspectives à prendre en considération. Par ailleurs, l’état défectueux des routes et pistes, l’enclavement des zones de production et les tracasseries administratives sont autant d’handicaps à lever.

Il est nécessaire de soutenir et de renforcer les dynamiques en cours en donnant à la commercialisation des produits agricoles un caractère plus structuré visant un élargissement des débouchés pour l’écoulement et des échanges équitables à travers le développement d’un système d’information sur les marchés. Cela appelle entre autres, une réorganisation progressive des circuits actuels dans le sens d’une transparence des transactions, avec pour éléments-clé une bonne connaissance des marchés, des flux et des prix des produits et un partenariat actif entre les acteurs d’une filière ou d’un groupe de filières.

Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?