Un grand ami à moi disait que « l’Internet est la meilleure université du monde ». Avec l’internet, il n’y a pas de frontières entre les Lire la suite
Agriculture
Un an de blogging au profit de l’agriculture : MES 5 MEILLEURS ARTICLES
Bien avant de créer ce blog sur l’agriculture, j’animais depuis octobre 2011, avec Bienvenue Toviwazon, un maître à penser du développement personnel, un blog formidable sur lequel on partageait des ressources précieuses. Bienvenue Toviwazon tient également en ce moment, de main de maître, un blog magnifique toujours sur le développement personnel.
C’était donc en avril 2015 que j’ai commencé par écrire des articles au profit de l’agriculture pour rester connecter au monde rural car au lendemain de ma formation de Master en management de la qualité et des projets à Pigier Bénin avec l’appui financier de la Coopération Technique Belge au Bénin, mes nouvelles passions avaient pour nom qualité et projet. J’avais donc décidé d’appliquer ces passions à l’agriculture c’est-à-dire le management de la qualité dans l’agriculture et le management des projets agricoles. Lorsque je publiais le premier article le 11 avril 2015, j’avais une seule idée en esprit : apporter ma modeste contribution au développement de l’élevage et de l’agriculture en général au Bénin. Je m’étais donc donné comme objectif de partager avec vous mes connaissances techniques en agriculture, en management de la qualité et en management des projets.
Au cours du processus, je m’étais rendu compte que l’inspiration était plus importante que je l’avais imaginée. J’avais noté que certains de mes articles ont eu une portée internationale surtout africaine. Certains défis de l’agriculture béninoise sont pratiquement identiques avec la plupart des pays africains surtout l’Afrique au sud du Sahara et certains pays de l’Amérique Latine en particulier Haïti.
Voici Mes 5 meilleurs articles après un an de blogging
Si cela ne tenait qu’à moi, tous mes articles sont meilleurs. Le critère de choix des meilleurs articles est le nombre de partage facebook. Ce sont des articles que les lecteurs ont trouvés assez pertinents qu’ils ont décidé de les partager avec les leurs. Mes 5 meilleurs articles sont donc :
1- Que faire pour intéresser les jeunes à l’agriculture ? (137 partages)
2- Bénin : Aux candidats à l’élection présidentielle du 28 Février 2016 (65 partages)
3- Agribusiness TV : La première web TV au service de l’agriculture en Afrique (53 partages)
4- BENIN : Présidentielle 2016 – Mon candidat c’est celui qui fera la promotion de l’agriculture (39 partages)
5- Centre Agro-Piscicole Business (CAPiB) ‘’LA REFERENCE’’ (53 partages)
Je vous ajoute volontiers un sixième article, celui que j’aurai tant voulu faire partie de cette liste. Il s’agit de l’article :
6- AFRIQUE : La démarche qualité, le prochain défi pour l’agriculture (30 partages)
Le tableau de bord de mon blog
Un coup d’œil au tableau de bord me donne un total de 102 articles, 3 pages et 67 commentaires. Le blog a été visité dans 111 pays du monde dont la France en tête suivie par le Bénin.
| N° d’ordre | Pays | Nombres de visites |
| 1 | France | 1062 |
| 2 | Bénin | 1050 |
| 3 | Union européenne | 426 |
| 4 | États-Unis | 346 |
| 5 | Algérie | 249 |
| 6 | Togo | 174 |
| 7 | Côte d’Ivoire | 161 |
| 8 | Cameroun | 116 |
Pour savoir le reste des pays et le nombre de visites veuillez cliquer ici. Je sais que ces statistiques ne sont pas impressionnantes si vous les comparez à celles des blogs très célèbres. Mais pour moi « beginning is luck ».
Mon appréciation
Je dois avouer que j’ai été satisfait pour avoir passé ces 12 derniers mois à écrire des articles au profit de l’agriculture, à répondre à des questions techniques, à faire de la téléassistance technique à travers mon blog, whatsapps et les mails. Je m’étais donné comme objectif de publier un article par semaine. Je suis satisfait car cet objectif est également atteint. Vous savez, la passion est tout simplement passée par là (Rires). J’aime ce que je fais et je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps. Mais il me reste beaucoup de choses de savoir sur mon blog, mes articles, les sujets à aborder, …
Votre appréciation
Je vous invite ici à me dire ce que j’ai pu vous apporter à travers mon blog durant ces 12 derniers mois. J’aimerais savoir, si vous avez visité mon blog une fois, votre opinion sur ce que j’écris. Cela m’aidera beaucoup. Dites-moi les questions qui vous tiennent à cœur en ce qui concernent l’élevage, et l’agriculture en général et je vais entreprendre des recherches pour vous satisfaire. Merci de me répondre en commentaires.
Vos critiques, votre aide
Je sollicite ici votre aide à travers des critiques. Les critiques permettent de s’améliorer et d’aller de l’avant. Si vos critiques peuvent s’accompagner de propositions, ce serait génial. Si vos critiques ne sont pas accompagnées de propositions, ce n’est pas grave, formulez-les quand même. Merci de laisser en commentaires vos critiques.
Merci à vous.
Agribusiness TV : La première web TV au service de l’agriculture en Afrique
Lorsque j’ai publié l’article sur Que faire pour intéresser les jeunes à l’agriculture ?, j’ai remarqué un intérêt prononcé des lecteurs professionnels du monde agricole. J’ai donc décidé de le partager sur la liste de diffusion Jeunes-ARDYIS CTA, qui regroupe des jeunes professionnels du secteur agricole – une initiative du CTA. C’est sur ce groupe en question que j’ai été mis au courant de cette innovation de la web télé au service de l’agriculture et les jeunes entrepreneurs agricoles.
L’agriculture africaine nécessite plus que jamais une attention particulière. Toutes les initiatives visant à inciter les jeunes à s’intéresser à l’agriculture sont pour ma part à encourager et à promouvoir. C’est à juste titre que je suis heureux de vous annoncer la mise en service très prochainement de la première web télé au service de l’agriculture en Afrique.
Quelle est sa mission ?
Agribusiness TV, dans sa vision globale de promotion de l’agriculture, fait recours aux vidéos comme outil de promotion et de (re)valorisation des métiers d’agriculture aux yeux jeunes.
Quels avantages pouvons-nous en tirer ?
Nul n’ignore l’importance de la communication dans le développement d’un secteur d’activité. La web télé sera consacrée exclusivement à la promotion des jeunes entrepreneurs agricoles à travers des interviews, des témoignages et des récits de jeunes entrepreneurs agricoles à succès. Agribusiness TV mettra l’accent sur les aspects suivants : Comment ces jeunes travaillent pour faire prospérer leurs initiatives ? Quels sont les facteurs clés qui expliquent le succès de leur idée d’entreprise ? Quels ont été les problèmes rencontrés et comment ont-ils réussi à les surmonter ? Quelle est la situation actuelle des jeunes dans l’entrepreneuriat agricole en Afrique, particulièrement dans les pays qui seront couverts ? Quelles sont les possibilités existantes pour les jeunes et comment peuvent-ils les saisir ?
Quels sont les pays couverts ?
La diffusion de la web TV est en principe prévue au profit de tous les pays africains. Néanmoins, il a été conçu une phase pilote à déployer dans 4 pays africains à savoir le Bénin, le Cameroun, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
En attendant le lancement officiel, vous pouvez mieux vous en informer en cliquant ici ou suivre sur les réseaux sociaux: Facebook ; Twitter ; Linkedin ; Instagram.
Vous pouvez aussi nous adresser directement vos préoccupations en commentaires.
Je vous remercie.
Louis Agbokou et Nawsheen Hosenally
Que faire pour intéresser les jeunes à l’agriculture ?
En 2009, je m’étais intéressé à l’enseignement de la SVT (Science de la Vie et de la Terre). J’avais donc une classe de 6è avec un effectif de 45 élèves dans un collègue d’enseignement général de Porto-Novo. Au premier jour de cours avec mes élèves je leur avais demandé de prendre une feuille de papier et de me fournir les informations suivantes :
Nom :
Prénoms :
Email :
Date et lieu de naissance :
Carrière envisagée :
Mes jeunes amis ont fourni les informations demandées et j’ai fait ramasser les bouts de papiers puis je les avais rangés.
Ce n’est la semaine passée que j’étais tombé sur ces bouts de papier et je m’étais mis à lire les carrières envisagées de ces jeunes enfants. J’avais décidé de saisir les informations recueillies sur mon ordinateur. Ce qui avait conduit au tableau suivant : (permettez-moi de supprimer la colonne des noms pour préserver la vie privée de mes petits amis). Le tableau suivant présente le point des carrières envisagées. Pour visualiser ce tableau cliquez ici
Dans le second tableau suivant, je vous invite à observer la compilation que j’ai faite à partir du premier tableau.
| Numéro d’ordre | Carrière envisagée | Nombre d’élèves |
| 1 | Docteur | 9 |
| 2 | Avocat | 4 |
| 3 | Banquier | 4 |
| 4 | Footballeur | 4 |
| 5 | Comptable | 3 |
| 6 | Directeur | 3 |
| 7 | Policier | 3 |
| 8 | Gendarme | 2 |
| 9 | Militaire | 2 |
| 10 | Sage-femme | 2 |
| 11 | Transitaire | 2 |
| 12 | Commerçant | 1 |
| 13 | Douanier | 1 |
| 14 | Infirmière | 1 |
| 15 | Para-commando | 1 |
| 16 | Président | 1 |
| 17 | Professeur | 1 |
| 18 | Religieuse | 1 |
| TOTAL | 45 | |
De l’observation de ces deux tableaux, j’ai fait deux constats :
Premier constat : En dehors de deux corps de métier que je ne considère pas vraiment comme étant un métier à savoir Directeur et Président, les enfants ont énuméré 16 corps de métiers différents. J’ai eu grande impression qu’ils sont bien cultivés ces petits (Rires).
Deuxième constat : Aucun corps de métier agricole ou apparenté à l’agriculture n’a fait partie de la liste. L’agriculture et les métiers apparentés ne représentent pas une opportunité de se réaliser pour ces enfants d’un âge moyen de 11 ans. Vous pouvez peut-être me dire que mon échantillon n’est pas représentatif. Je vous suggère donc de demander aux jeunes autour de vous. Vous pouvez leur poser la question suivante : Qui parmi vous veut devenir agriculteur ? Ou bien Qui veut devenir éleveur ?
Si vous le faites, vous verrez vous-même les résultats.
Aujourd’hui, se consacrer à l’agriculture semble être pour beaucoup une contrainte et non une vocation. Comment cela pourrait en être autrement ?
Les clusters agricoles se forment, l’agri-business est entrain de naître. Les centres de formation se multiplient. Certainement des efforts de part et d’autres sont faits mais, les mesures d’accompagnement de l’agriculture béninoise restent toujours insuffisantes et mal orientées.
Que pouvons-nous faire pour réellement rendre l’agriculture attractive ?
Cette question, je vous la pose, si vous avez une idée, partager-la avec nous en commentaire. Le moment est crucial.
« Les grands esprits discutent des idées, … » Eleanor Roosevelt.
Porciculture : L’essentiel sur l’habitat du porc en milieu tropical

Une bonne maîtrise de l’élevage des porcs passe par la construction d’un habitat adéquat permettant un bon suivi sanitaire, alimentaire et une bonne gestion de la reproduction. L’élevage en divagation des porcs constitue un risque potentiel exacerbé par le contexte sanitaire actuel caractérisé par l’émergence de maladies virales qui malheureusement prennent une allure enzootique. Elever ses porcs en divagation c’est comme épargner de l’argent au près d’un inconnu ; tout peut arriver (Rires). Le leitmotiv de tout conseiller agricole est de nos jours le renforcement des mesures de biosécurité c’est-à-dire l’ensemble de mesures mises en œuvre pour prévenir et empêcher l’entrée/la sortie de germes pathogènes d’un élevage. Et l’habitat joue un rôle fondamental en matière de biosécurité.
Pour y arriver quelques points clé sont à considérer :
- Le choix du site
Le site abritant la porcherie doit être non inondable, non glissant, accessible et à proximité d’une source d’approvisionnement d’eau. Le site doit se situer en retrait de la ville et doit être clôturé.
- Le bâtiment d’élevage
Le porc est un animal fort. Si vous le mettez dans un bâtiment à base de matériaux précaires, soyez sûr qu’un jour à l’autre il va briser les barrières, sortir et se mettre en divagation. De plus ce n’est pas une partie de plaisir que d’attraper un porc en liberté (rires), il faut une bonne équipe de personnes en très bonne santé.
Il est donc préconisé un bâtiment à base de matériau définitif pour un suivi adéquat de l’activité. En milieu tropical, le bâtiment d’élevage de porc n’est pas fermé, il est largement ouvert sur les côtés. Le bâtiment est orienté Est – Ouest afin de permettre aux porcs de se protéger à volonté des rayons solaires. Les bâtiments dont la toiture est disposée en une double pente ne permettent pas dans la plupart des cas de réaliser les deux parties (couvertes et non couvertes), cependant les porcs s’adaptent.
Les meilleurs bâtiments sont en général à sol cimenté, l’élevage de porc ne doit pas se faire sur un sol nu car le mélange du sol avec les restes d’aliment, l’eau d’abreuvement et l’urine constitue un milieu favorable à la prolifération des microbes qui finiront par nuire à l’animal. En plus un tel environnement ne permet pas d’effectuer de façon efficace l’hygiène de l’habitat. Le sol doit être dallé, légèrement rugueux et légèrement incliné (3% de pente) de manière à faciliter l’écoulement des eaux de nettoyage. L’intérieur du bâtiment est divisé en loges. Ces loges peuvent être placées soit sur une rangée, soit sur deux rangées de part et d’autre d’un couloir (allée) central de service de 1,5m de large.
Chaque loge dispose d’une aire de couchage et une aire d’exercice. La surface de couchage doit être couverte en tôles ou en paille. La surface d’exercice non couverte doit être assez large pour faciliter le déplacement et la défécation des animaux. Cette surface non couverte bénéficie de la désinfection naturelle grâce à son exposition aux rayons solaires. De plus, elle permet aux porcs de profiter au besoin des rayons solaires (nécessaires à la synthèse de la vitamine D par l’organisme).
Les murets de séparation des loges ont une hauteur de 1,20 m pour les truies et 1,40 m pour les verrats. L’épaisseur du muret est de 15 cm en brique ou bien il peut s’agir des séparations en béton armé de 10 cm. Les portes des loges doivent s’ouvrir à l’intérieur et non de l’extérieur pour éviter qu’elles soient défoncées par les porcs.
La toiture peut être en tôle ondulée, en tuile ou en chaume. Elle doit être supportée par des poteaux bien solides. La hauteur est de 2,5 m à 3 m. Il faut orienter la pente de la toiture derrière le bâtiment de telle sorte que l’eau de pluie se verse derrière le bâtiment. Si elle se versait à l’intérieur de la loge, elle remplissait le puisard destiné à drainer les eaux résiduelles. Au cas où la pente est déjà orientée à l’intérieur de la loge, vous pouvez mettre à l’extrémité de la tôle ou la tuile une gouttière et le connecter à un dispositif de collecte pour une utilisation ultérieure de l’eau.
- Les types de loges :
On distingue 4 types de loges dans une porcherie : il s’agit des loges d’engraissement, loges d’attente de saillie, loges de maternité, loges de verrat. Les loges d’engraissement permettent de regrouper les porcelets sevrés pour les nourrir jusqu’au poids d’abattage. Les loges d’attente de saillie permettent de regrouper les jeunes truies vides qui attendent la saillie. Les loges de maternité sont des loges conçues pour la mise-bas. La loge du verrat doit se trouver soit à l’entrée ou au milieu de la porcherie.
Mais sur le terrain, il on ne constate que trois type de loges: la loge de la truie reproductrice, la loge du verrat reproducteur et la loge d’engraissement.
- La densité dans les loges
Au cours de l’engraissement, les loges collectives utilisées devront assurer 1 m2 par porcelet de 20 à 50 Kg et 2 m2 par porc de 50 à 100 Kg à l’engraissement. Les loges d’engraissement peuvent être de dimensions 4m sur 3m et contenir 8 à10 porcelets jusqu’à 6 mois d’âge. Pour les loges de la truie en reproduction, prévoir 9 à 10 m² par truie. En ce qui concerne les loges de verrat en reproduction, il faut 10 à 12 m² par verrat reproducteur.
- Les mangeoires et abreuvoirs
Les mangeoires et abreuvoirs peuvent être fixes ou mobiles. Je préconise pour ma part ceux qui sont en béton et fixes. Les mangeoires et les abreuvoirs recommandés doivent avoir les caractéristiques suivantes :
– permettre une distribution facile des aliments sans que l’on ne soit obligé à rentrer dans la loge ;
– résister à l’action destructrice des animaux ;
– résister à la corrosion des aliments ;
– permettre un nettoyage facile, etc.
En ce qui concerne l’eau de boisson, il faut distribuer de l’eau de bonne qualité c’est-à-dire de l’eau potable ou encore l’eau que vous pouvez boire vous-même.
Lorsque l’espace le permet, il est recommandé de prévoir surtout pour les reproducteurs des baignoires pour réguler plus facilement les fortes variations de températures. Le porc déteste essentiellement la chaleur car en période chaude sa graisse sous-cutanée a tendance à se fondre, ce qui lui donne une sensation de chaleur excessive.
- L’hygiène de l’habitat
Comme j’ai coutume de dire, la maîtrise de l’hygiène de l’habitat commence depuis le type et le choix des matériaux de construction. Il faut privilégier les matériaux qui facilitent le lavage et la désinfection. L’intérieur des loges doit être lavé et désinfecté deux à trois fois par semaine. Les porcheries dont le plancher ou les murets de séparation sont couverts d’une couche verdâtre manquent d’hygiène. Il faut à l’aide de grattoir et de brosse nettoyer le sol et les murets pour les rendre propres. Les déjections doivent être ramassées tous les jours. La procédure de mise en œuvre de l’hygiène suggère le grattage, le nettoyage (brossage plus balayage), le lavage à l’eau plus savon puis la désinfection.
La porcherie doit être suffisamment aérée pour permettre la circulation et le renouvellement du l’air ambiant. Elle doit recevoir à un moment de la journée les rayons solaires pour une désinfection naturelle des loges. Le sol doit être résistant, imperméable, non glissant avec une légère pente pour faciliter l’évacuation des déjections et eaux de lavage. Il faut disposer d’habits exclusivement réservés au travail dans la porcherie et installer obligatoirement un pédiluve devant la porcherie et en faire un usage quotidien.
Conclusion
Le porc étant un animal solide, son habitat est également conçu de façon solide pour pouvoir le contenir. La réussite de l’élevage de porc commence par la bonne conception de la porcherie. Je dois préciser qu’avec une alimentation de qualité et une bonne gestion de la reproduction, le porc n’a pas tendance à sortir des loges. Il est donc important d’assurer à nos porcs une bonne alimentation, un bon suivi sanitaire et une bonne gestion de la reproduction.
Je vous encourage à persévérer et vous souhaite plein succès !
Bénin : Aux candidats à l’élection présidentielle du 28 Février 2016
OSEZ PARLER DE L’ELEVAGE
Je sais que très bientôt, les candidats à l’élection présidentielle de février 2016 nous dévoilerons leur programme. Il est vrai que certains nous disent déjà leur ambition pour le Bénin. D’autres seront certainement entrain de finaliser leur projet de société. J’avais déjà publié un article dans lequel j’insistais sur lefait que mon candidat sera celui qui fait la promotion de l’agriculture.
Il est vrai que je tiens encore à tous les éléments détaillés de cet article qui de mon point de vue sont d’une grande importance pour le décollage économique de notre patrie le Bénin. Mais je vous informe chers candidats, l’élevage a été pendant longtemps dilué dans l’agriculture. Les questions relatives à l’élevage ne font presque pas l’objet d’attention particulière. Il est commun de voir citer les priorités en filières de production végétale (coton, ananas, anacarde, etc). Mais en élevage les gens se contentent juste de parler de filières viande, lait ou œufs ou de petit élevage. En réalité, la viande n’est pas une filière, pareil pour le lait et les œufs. Ce sont des produits (final ou en cours) issus de l’élevage des animaux (bovins, ovins caprins, porcs, lapins, volailles, etc). Néanmoins, on peut parler de la filière bovine, de la filière porcine etc. Dans la même lancée, on peut parler des productions de viande, de lait ou d’œufs.
De même, lorsqu’on parle de petit élevage, c’est ridicule. L’élevage est une industrie et ceux qui sont dans ce sous-secteur savent de quoi je parle. Aucune spéculation animale n’a jamais refusé de faire l’objet de choix stratégiques et de grandir c’est-à-dire de se développer et se complaît à se faire appeler petit élevage. Pendant combien de temps allons-nous tourner dos à la production locale alors que les importations de produits carnés flambent de jour en jour ?
Alors, pour mériter mon suffrage et celui des milliers d’éleveurs réunis au sein des coopératives et associations d’éleveurs, je vous invite à présenter votre ambition pour l’élevage. Osez parler de l’élevage.
Beaucoup de Béninois et de Béninoises vivent de l’élevage. Ils espèrent entendre parler d’eux, de leurs activités, les techniciens d’élevages, les entrepreneurs agricoles, les ingénieurs en production et santé animales, les docteurs vétérinaires, les para vétérinaires, les commerçants de bétails, les charcutiers, bouchers, etc., attendent que vous leur parliez de l’élevage. Ils ont des contraintes qui persistent dans le temps. Ils veulent vous écouter leur parler d’eux. Ils veulent se sentir concernés par votre projet de société.
Quel est votre rêve pour l’élevage ?
Quelles sont les spéculations animales que vous allez prioriser une fois élu (e) ?
Quelles sont les projets phares que vous allez mettre en œuvre une fois vous êtes élus (es) ?
Je suis actuellement à un poste de coordination régionale des projets programmes agricoles et je peux vous assurer que les projets de développement de l’élevage se comptent du bout des doigts (sur 19 projets agricoles actuellement répertoriés, seuls 2 projets sont spécifiques à l’élevage). Pendant combien de temps ça va encore perdurer ?
Nous savons que entre les promesses électorales et les réalités d’exercice du pouvoir, il peut y avoir un fossé, néanmoins nous avons envie de se sentir concernés par votre projet de société. Cela nous permettra tout de même de vous évaluer.
Que savez-vous de l’élevage des bovins, des petits ruminants ?
Savez-vous que l’élevage des porcs est constamment menacé par la Peste Porcine Africaine (PPA) ? Avez-vous un plan pour l’assainissement de l’élevage des porcs ?
Savez-vous que le cheptel lapin a été sérieusement frappé par la VHD ? Avez-vous un plan de relance de l’élevage des lapins ?
De nouvelles espèces d’élevage émergent de nos jours, il s’agit par exemple de l’élevage des abeilles et de l’élevage des escargots, etc.
L’une des principales contraintes de la pisciculture est la cherté de l’aliment des poissons. Quels est votre plan pour développer la pisciculture au Bénin ?
Savez-vous que les éleveurs d’aulacodes disparaissent de façon inquiétante malgré tous les travaux de recherches conduits de main de maître par le Professeur Guy Appolinaire Mensah et ses collaborateurs ?
Avez-vous un plan de relance de l’élevage des aulacodes au Bénin ?
Quel est votre plan pour l’aviculture moderne ? Savez-vous que les aviculteurs modernes sont structurés depuis les villages et quartiers de ville jusqu’au niveau national ? Comment pensez-vous accompagner la production d’œufs de table ?
Que pensez-vous de la transhumance et des conflits entre éleveurs et agriculteurs ? Chaque année des Béninois s’affrontent et se tuent pendant ces conflits, à coup de machettes, de gourdins et même à partir des armes à feu de fabrication artisanale. Ces conflits sont-ils une fatalité ?
Savez-vous que les poulets bicyclettes comptent parmi les cheptels les plus importants de notre pays ? Quel plan avez-vous pour les poulets bicyclettes ? De la viande de bonne qualité nutritionnelle (Rires, c’est prouvé hein).
Alors je vous invite à considérer les réalités socio-économiques de chaque région du Bénin et à nous faire des propositions concrètes. Nous, acteurs du sous-secteur élevage attendons patiemment votre rêve pour l’agriculture en général et pour l’élevage en particulier. Notre motivation à nous rallier à votre cause en dépend largement.
Je vous envoie mes sincères remerciements et vous souhaite une bonne chance.
Bénin : A quoi ressemblait l’agriculture du Dahomey en 1972 ?
Le discours programme du Gouvernement Militaire Révolutionnaire du Général Mathieu Kérékou de 1972 est encore d’actualité.
Je dois avouer que le présent article m’a été inspiré à la suite d’une discussion sur les contraintes du monde rural avec un collègue de service Luc Houngbé pour ne pas le nommer. Il m’avait dit « Louis, va chercher le discours programme du Gouvernement Révolutionnaire du Général Mathieu Kérékou de 1972 et prête attention aux axes stratégiques ». Alors je suis mis à la recherche et j’ai trouvé. Je vous présente uniquement la partie concernant le monde rural
RÉPUBLIQUE DU DAHOMEY
GOUVERNEMENT MILITAIRE RÉVOLUTIONNAIRE
DISCOURS PROGRAMME
Cotonou, le 30 Novembre 1972
Le monde rural
Le monde rural regroupe la plus grande proportion de la population dahoméenne. Il contribue pour la plus large part à la création de richesses nationales. Par contre il participe très modestement à la redistribution de ces richesses. Le principe directeur, qui guidera le gouvernement dans son action, sera d’exploiter au mieux les vocations naturelles du pays, tant du point de vue des cultures industrielles que de celui des cultures vivrières, de l’élevage et de la pêche.
Agriculture
Une politique de garantie et d’amélioration du prix au producteur constitue la première condition et le moyen d’incitation le plus efficace dans l’immédiat à l’augmentation de la production agricole.
Dans ces conditions le Gouvernement Militaire Révolutionnaire préconise :
- La transformation en un organisme autonome doté de moyens puissants de l’actuel fonds de soutien des produits agricoles.
- Le rejet de la politique actuelle de détournement des ressources de ce Fonds au profit aussi bien des sociétés privées que de l’Etat.
- L’extension progressive des activités de ce Fonds au bénéfice des produits de notre agriculture, qu’il s’agisse des produits industriels d’exportation ou des produits vivriers destinés à l’alimentation de nos populations.
- La prise en charge par l’Etat du conditionnement et de la commercialisation de nos produits d’exportation, notamment le coton et le tabac.
- A moyen et à long terme, l’augmentation de notre production agricole et la consolidation de notre indépendance supposent un changement qualitatif de nos moyens de production, une reforme de nos structures agraires, l’abolition de la monoculture, la valorisation sur place des produits de notre agriculture.
Elevage
Faute d’une option claire, la politique dans le domaine de l’élevage, des divers gouvernements qui se sont succédés jusqu’à ce jour, s’est caractérisée par des actions dispersées, aussi vaines que paralysantes. C’est ce qui explique la croissance lente du cheptel dahoméen.
Aussi, l’action du Gouvernement Militaire Révolutionnaire dans ce secteur sera-t-elle guidée par le principe d’utilisation optimum des vocations naturelles des diverses régions du pays.
(Extrait du discours programme du Gouvernement Militaire Révolutionnaire)
MON ANALYSE
En ce qui concerne l’agriculture, en dehors du premier point dont la concrétisation représente aujourd’hui l’ONS (Office National de Soutien des revenus agricoles), tous les autres points sont toujours d’actualité. Cela montre que nous traînons les mêmes contraintes depuis 44 ans alors que de nouvelles s’ajoutent de jours en jours. J’en veux pour preuve les perturbations climatiques, on ne peut de nos jours définir des axes stratégiques de l’agriculture sans intégrer la dimension l’environnement. On parle d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement.
Quant à l’élevage, il n’existe effectivement pas une vision claire du développement de ce sous- secteur. C’est du moins ce que j’observe en tant que acteur de ce sous-secteur. C‘est regrettable qu’un diagnostic de 1972 soit toujours intact 44 ans après. La question de l’élevage mérite d’être repensée et de faire l’objet de décisions conséquentes.
De toutes les façons, l’histoire est têtue et les générations futures finiront par découvrir ce que nous avions fait du monde rural de notre pays…
Bénin horizon 2025 : Les enjeux majeurs du secteur agricole pour le Bénin
Il est important de se remémorer les axes stratégiques définis dans les documents de référence en matière de politique de développement. Je me suis permis de faire ressortir du document Bénin Horizon 2025 élaboré en décembre 2008, le volet agricole.
Les problématiques clés :
– Une faible capacité exportatrice, orientée essentiellement sur des produits à faible valeur ajoutée ;
– Une situation d’autosuffisance en céréales et produits vivriers théorique mais contrainte par l’absence de maîtrise des flux régionaux en particulier vers le Nigéria ;
– Un déficit marqué en protéines animales avec des filières animales peu développées en dépit de leur potentiel et des importations croissantes et coûteuses ;
– Un vrai potentiel diversifié de développement de cultures [arboriculture fruitière et de produits forestiers (noix de cajou, karité, teck bambou, plantes médicinales)) ; cultures maraîchères, filières d’élevage intensif ; biocarburants (Jatropha), de pêche et d’aquaculture ;
– Une faiblesse en infrastructures support de compétitivité, très caractéristique des pays à vocation agricole, n’arrivant pas à créer de la valeur à partir de leur potentiel.
Les enjeux majeurs :
- Créer un cadre institutionnel clair pouvant asseoir une approche programme permettant d’intégrer et de fédérer les initiatives et projets de coopération
- Mettre en place le dispositif d’encadrement adéquat d’animation, de formation et d’apprentissage et d’incubation du pôle de croissance agroalimentaire.
– Céréales et produits vivriers
- Renforcer la production pour développer la sécurité alimentaire ;
- Positionner une offre pour l’exportation régionale (Nigéria, Afrique Centrale et de l’Ouest) ;
- Répondre aux besoins en céréales d’une industrie de provende qui accompagnera le développement des filières intégrées d’élevage et d’aquaculture.
– Arboriculture fruitière et maraichage
- Réaliser un plan d’aménagement détaillé et de localisation précise des sites d’activités de plantation dans le cadre des pôles territoriaux de développement et dégager un plan de réalisation des infrastructures hors sites (routes et pistes de production, électrification, adduction d’eau) ;
- Positionner une offre à l’exportation de fruits et légumes sur des marchés de valeur notamment l’Europe ;
- Développer et imposer une offre de fruits sur les marchés régionaux d’Afrique de l’Ouest et Centrale ciblant en priorité les marchés les plus lucratifs (distribution moderne, réceptifs hôteliers et touristiques ;
- Disposer d’une véritable infrastructure logistique intégrée permettant une véritable maîtrise des flux opérationnels des produits agroalimentaires ;
- Attirer vers la destination Bénin des opérateurs de rang mondial comme investisseurs dans la production et l’exportation fruitière, mais acceptant d’encadrer en régie des petits producteurs locaux et d’intégrer leur production dans le cadre d’une logique de Responsabilité Sociale d’Entreprise (R.S.E.). La réussite de cette démarche suppose une démarche non générique mais ciblée s’appuyant sur un benchmarking des meilleures pratiques d’attrait des investisseurs mais aussi un ciblage de groupes et la proposition d’un partenariat clair.
– Produits animaux
- Réaliser un plan d’aménagement précis et détaillé de localisation et d’équipement des sites d’activités dans le cadre des pôles territoriaux de développement (aménagement des zones de stabulation pour la production laitière (bassins laitiers) et la pratique de l’embouche, localisation des places de marché, de l’Abattoir de ruminants ;
- Développer des partenariats stratégiques ciblés avec le transfert de savoir-faire et le renforcement des capacités. Ce ciblage doit permettre de coller aux besoins identifiés pour le développement des piliers comme par ex. l’insémination artificielle, les techniques de stabulation, la couverture vétérinaire et le contrôle des grandes épizooties des filières animales ;
- Réaliser un saut qualitatif grâce à la réalisation des infrastructures clés de support de l’intensification des filières, de leur compétitivité et du développement de la production ;
- Réorganiser et professionnaliser les organisations de producteurs
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BENIN : Présidentielle 2016 – Mon candidat c’est celui qui fera la promotion de l’agriculture
L’agriculture reste à mon sens un secteur dont on ne peut se passer dans les choix stratégiques de la politique de développement d’une nation.
Pourquoi je privilégie l’agriculture ? Lire la suite
Mise en place de cadre de concertation des acteurs du monde rural
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L’organisation des acteurs du secteur agricole est un gage du développement de ce secteur. Les contraintes du monde rural sont de mon point de vue mieux connues et peuvent être mieux défendues par les producteurs. Dans la région Ouémé Plateau, avec l’appui du projet d’Appui à la Diversification Agricole (PADA), les cadres de concertation des acteurs des filières poisson, ananas, riz et anacarde ont été mis en place. Ces différentes filières peuvent donc se faire représenter valablement au niveau des instances décisionnelles. Vivement que cela se réalise au niveau des autres spéculations.
Quelles étaient les contraintes du secteur agricole il avait de cela 5 ans ? (12)
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ASPECTS LIES AU GENRE
Selon les données du RGPH3 (INSAE, 2002), la proportion des femmes actives dans les emplois agricoles tourne autour de 35,9%. A cette proportion vraisemblablement liée aux femmes actives agricoles ou chefs d’exploitations agricoles, il faudrait ajouter la grande masse des femmes intervenant dans les activités typiquement féminines de post-récolte telles que : la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
Les activités qui absorbent la plus grande proportion des groupes vulnérables que sont les femmes et les jeunes, sont de plus en plus au cœur des approches de mise en œuvre des actions dans le secteur et font même l’objet d’une démarche d’institutionnalisation. Beaucoup reste cependant à faire pour surmonter les contraintes socioculturelles qui persistent, afin de permettre à cette catégorie d’acteurs de bénéficier de toute l’attention requise et de jouer correctement sa partition dans les programmes de développement du secteur agricole.
Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?
Quelles étaient les contraintes du secteur agricole il avait de cela 5 ans ? (11)
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MESURES FISCALES
Des dispositions existent en matière de mesures fiscales favorables à l’importation de matériels et équipements agricoles. Cependant ces mesures fiscales sont méconnues de la plupart des acteurs concernés ou sont mal interprétées par les agents chargés de leur mise en application. Cet état de chose n’encourage pas les exploitants agricoles à investir dans l’utilisation de ces équipements.
Cinq années après la validation du PSRSA, la situation s’est-elle améliorée ?
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FINANCEMENT DU MONDE RURAL
Les besoins sont énormes et l’offre actuelle, essentiellement basée sur la micro-finance avec des crédits à 80% concentrés sur le court terme, reste insignifiante. A titre d’exemple, en 2007, il est noté que seulement 18,3% de petits exploitants et 2% des éleveurs ont eu accès au crédit.
Les besoins d’investissements productifs en agriculture qui nécessitent des crédits à moyen et long termes sont quasi insatisfaits (crédit d’équipements, financement des infrastructures agricoles, etc.).
La grande masse de petits producteurs gestionnaires d’exploitations de type familial, sont ainsi exclus du financement. En dehors de la filière coton où le recouvrement est plus ou moins assuré, les banques sont réticentes à financer les filières agricoles, car jugées à risques élevés. Les risques climatiques, les catastrophes naturelles et l’inexistence de dispositions en matière d’assurance agricole, compliquent davantage l’accès des producteurs à la micro finance.
Selon le Document de Politique Nationale de Développement de la Micro finance 2007-2015, les montants moyens de crédit par emprunteur s’évaluent à 633.000 FCFA pour les petits exploitants et 19 millions de FCFA pour les micro, petites et moyennes entreprises agricoles.
Par ailleurs les prévisions de dépenses d’investissements publics au profit du secteur agricole sont passées de 21,009 milliards de FCFA en 2003 à 24,725 milliards en 2007. Quant aux dépenses effectives d’investissements publics, elles sont passées de 19,103 milliards de FCFA en 2003 à 13, 772 milliards de FCFA en 2007. Les taux d’exécution financière ont évolué de 90,54% à 55,70% sur la période 2003-2007 avec un taux d’exécution moyen de 44,68%.
Ainsi, non seulement les subventions octroyées à travers le Budget National sont nettement inférieures aux normes recommandées dans la sous région (10%), mais elles sont difficiles à mobiliser à temps requis, du fait de l’inadaptation des procédures actuelles de décaissement par rapport aux spécificités du secteur agricole et de la faible capacité des structures de gestion des projets.
Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?
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AMENAGEMENTS HYDRO AGRICOLES
Ils ont été réalisés dans diverses localités du pays et ont souvent nécessité d’importantes ressources dont les difficultés de mobilisation expliquent le nombre limité de ces infrastructures. Les dispositions de mise en valeur des périmètres aménagés, telles que la mécanisation des opérations culturales, les équipements divers, les intrants spécifiques, la main d’œuvre qualifiée et l’organisation des acteurs, étant souvent laissées au soin des producteurs sans moyens requis, il se pose le problème de la valorisation optimale de ces aménagements.
Des contraintes d’ordre sociologique (notamment sur les questions foncières), technique, de gestion et de commercialisation, restent prépondérantes.
Par ailleurs, les dispositifs institutionnels actuels de préparation et de mise en œuvre des projets d’aménagement, ainsi que le contrôle des travaux y afférents, sont handicapés par des lourdeurs administratives et de procédures inadaptées de passation de marchés. Aussi les excès pluviométriques et les fortes crues des cours d’eau qui causent d’importants dégâts chaque année sous le regard impuissant des producteurs et des autorités politico administratives locales et nationales méritent-ils un mécanisme de surveillance continue en vue d’une gestion proactive de leurs impacts.
Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?
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COMMERCIALISATION DES PRODUITS AGRICOLES
Les transactions commerciales d’une manière générale, celles liées aux produits agricoles et dérivés en particulier, subissent très souvent les conséquences des situations conjoncturelles régionales ou internationales. Le Bénin joue depuis longtemps un rôle stratégique dans les échanges entre les pays côtiers et ses voisins de l’hinterland. La proximité de l’important marché que représentent ces pays (notamment le Nigeria, le Burkina Faso et le Niger) ainsi que l’appartenance du Bénin aux espaces UEMOA et CEDEAO, constituent un atout pour l’écoulement des produits agricoles disposant d’avantages comparatifs, au regard de la faible taille du marché national. Mais les circuits de commercialisation des produits agricoles sont pour l’essentiel encore peu structurés et restent dominés par l’informel, avec une intégration insuffisante au marché sous régional. La plupart des acteurs à différents niveaux, notamment les femmes, ne jouissent pas d’une surface financière suffisante ni de mesures d’accompagnement adéquates pour assurer une amélioration des transactions commerciales sur lesdits produits. Certaines initiatives récentes d’associations par filière (céréales, bétail et viande, fruits et légumes, pêches et post-capture, élevages non conventionnels… etc.) ou de regroupement en réseau (Réseau des opérateurs économiques du secteur agroalimentaire) augurent de nouvelles perspectives à prendre en considération. Par ailleurs, l’état défectueux des routes et pistes, l’enclavement des zones de production et les tracasseries administratives sont autant d’handicaps à lever.
Il est nécessaire de soutenir et de renforcer les dynamiques en cours en donnant à la commercialisation des produits agricoles un caractère plus structuré visant un élargissement des débouchés pour l’écoulement et des échanges équitables à travers le développement d’un système d’information sur les marchés. Cela appelle entre autres, une réorganisation progressive des circuits actuels dans le sens d’une transparence des transactions, avec pour éléments-clé une bonne connaissance des marchés, des flux et des prix des produits et un partenariat actif entre les acteurs d’une filière ou d’un groupe de filières.
Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?




