Que faire pour intéresser les jeunes à l’agriculture ?

agric

En 2009, je m’étais intéressé à l’enseignement de la SVT (Science de la Vie et de la Terre). J’avais donc une classe de 6è avec un effectif de 45 élèves dans un collègue d’enseignement général de Porto-Novo. Au premier jour de cours avec mes élèves je leur avais demandé de prendre une feuille de papier et de me fournir les informations suivantes :

Nom :

Prénoms :

Email :

Date et lieu de naissance :

Carrière envisagée :

Mes jeunes amis ont fourni les informations demandées et j’ai fait ramasser les bouts de papiers puis je les avais rangés.

Ce n’est la semaine passée que j’étais tombé sur ces bouts de papier et je m’étais mis à lire les carrières envisagées de ces jeunes enfants. J’avais décidé de saisir les informations recueillies sur mon ordinateur. Ce qui avait conduit au tableau suivant : (permettez-moi de supprimer la colonne des noms pour préserver la vie privée de mes petits amis). Le tableau suivant présente le point des carrières envisagées. Pour visualiser ce tableau cliquez ici

Dans le second tableau suivant, je vous invite à observer la compilation que j’ai faite à partir du premier tableau.

Numéro d’ordre Carrière envisagée  Nombre d’élèves
1 Docteur 9
2 Avocat 4
3 Banquier 4
4 Footballeur 4
5 Comptable 3
6 Directeur 3
7 Policier 3
8 Gendarme 2
9 Militaire 2
10 Sage-femme 2
11 Transitaire 2
12 Commerçant 1
13 Douanier 1
14 Infirmière 1
15 Para-commando 1
16 Président 1
17 Professeur 1
18 Religieuse 1
TOTAL 45

 De l’observation de ces deux tableaux, j’ai fait deux constats :

Premier constat : En dehors de deux corps de métier que je ne considère pas vraiment comme étant un métier à savoir Directeur et Président, les enfants ont énuméré 16 corps de métiers différents. J’ai eu grande impression qu’ils sont bien cultivés ces petits (Rires).

Deuxième constat : Aucun corps de métier agricole ou apparenté à l’agriculture n’a fait partie de la liste. L’agriculture et les métiers apparentés ne représentent pas une opportunité de se réaliser pour ces enfants d’un âge moyen de 11 ans. Vous pouvez peut-être me dire que mon échantillon n’est pas représentatif. Je vous suggère donc de demander aux jeunes autour de vous. Vous pouvez leur poser la question suivante : Qui parmi vous veut devenir agriculteur ? Ou bien Qui veut devenir éleveur ?

Si vous le faites, vous verrez vous-même les résultats.

Aujourd’hui, se consacrer à l’agriculture semble être pour beaucoup une contrainte et non une vocation. Comment cela pourrait en être autrement ?

Les clusters agricoles se forment, l’agri-business est entrain de naître. Les centres de formation se multiplient. Certainement des efforts de part et d’autres sont faits mais, les mesures d’accompagnement de l’agriculture béninoise restent toujours insuffisantes et mal orientées.

Que pouvons-nous faire pour réellement rendre l’agriculture attractive ?

Cette question, je vous la pose, si vous avez une idée, partager-la avec nous en commentaire. Le moment est crucial.

« Les grands esprits discutent des idées, … » Eleanor Roosevelt.

Porciculture : UN PLAN DE PROPHYLAXIE MEDICALE

Cet article est la réponse à la sollicitation d’un de mes lecteurs exploitants agricoles. Vous pouvez aussi me faire des propositions de techniques à partager.

Il vaut mieux prévenir que guérir dit-on. Le traitement d’une maladie revient presque toujours plus onéreux et plus compliqué que sa prévention. C’est l’une des raisons pourTruie lesquelles dans chaque spéculation animale, il existe un plan de prophylaxie sanitaire et un plan de prophylaxie médicale.

La prophylaxie sanitaire regroupe l’ensemble des mesures hygiéniques comme par exemple l’hygiène de l’habitat, l’hygiène du matériel d’élevage, l’hygiène de l’alimentation etc. La prophylaxie sanitaire se complète par la prophylaxie médicale. Il existe sur le terrain une multitude de plans prophylactique mais tous s’accordent de mon point de vue sur la prévention des maladies courantes dans une région donnée et pendant une période donnée. L’objectif de la prophylaxie sanitaire c’est d’empêcher à travers les mesures hygiéniques l’entrée de germes pathogènes (bactéries, virus ou champignons) sur les exploitations d’élevage. La prophylaxie médicale quant à elle se réalise à travers l’utilisation des produits vétérinaires pour la prévention.

L’élaboration de la prophylaxie médicale du porc tient évidemment compte des différentes pathologies courantes dans la région concernées et des besoins physiologiques de l’animal. En ce qui me concerne, j’ai tenu compte du stade physiologique de l’animal pour concevoir le plan de prophylaxie que j’utilise dans les élevages que je suis. Ainsi donc, au niveau des porcelets, je préviens contre le syndrome de 21e jour qui est causé par une carence en fer. En fait, le lait de la truie est dépourvu de fer, pour éviter que le porcelet soit victime d’un déséquilibre en fer, il faut lui faire un apport en fer. Pour les reproducteurs et les porcs en engraissement, il est question de déparasitage et d’apport de vitamines et minéraux.

Si vous désirez acquérir le plan de prophylaxie que j’utilise pour l’appliquer sur votre exploitation, c’est simple. Veuillez visiter ma boutique en cliquant ici

Je vous souhaite plein succès.

Bénin : Top 8 des pratiques qui favorisent la dissémination des germes pathogènes dans les élevages

BiosecuritéUn certain nombre de pratiques d’élevage jouent sérieusement contre le développement de l’élevage au Bénin et dans bien d’autres pays en Afrique.
1- L’élevage en divagation
Ce type d’élevage constitue un danger aussi bien pour celui qui le pratique que le reste des éleveurs de sa localité. Les animaux en divagation sont d’excellents distributeurs de maladies (vecteurs actifs). Même dans certains cas comme dans l’article précédent, ces animaux peuvent s’insérer dans les élevages et contaminer les vôtres. Aussi longtemps que l’élevage en divagation se pratique il sera assez difficile de lutter convenablement contre les épizooties.
2- Le mode de transport des animaux
Transporter les animaux chez nous se fait sans le moindre respect de la réglementation en vigueur. Les bovins, les porcs, les ovins, les caprins sont transportés sur moto. En ce qui concerne les volailles, elles sont également transportées dans des conditions tout à fait déplorables. En général lors des transports, les animaux sont exposés au courant d’air et de ce fait disséminent dans la nature tout germe dont ils seraient porteurs. C’est le cas sur la photo où les poulets sont attachés sur moto certainement vers la route du marché. Etant donné que l’air est un vecteur passif, il peut servir de canal de transmission des pathologies aux animaux ou exploitations d’élevage environnements.
3- L’approvisionnement en intrants (aliments et produits véto)
L’approvisionnement des intrants en particulier les provendes ou les matières premières se réaliste de façon globale, dans une ignorance quasi-totale des mesure de biosécurité de telle sorte que les points de ventes de matières premières constituent un lieu d’échange des germes pathogènes. Beaucoup d’éleveurs infectent leur exploitation à partir des germes collectés sur les lieux de vente de matières premières pour la fabrication de la provende. Par exemple, les éleveurs de porcs s’attroupent généralement autour d’un grand tas de drêche de brasserie déversée au bord des voies pour l’alimentation des porcs comme le montre la photo de l’article. Cette photo est prise à Porto-Novo devant le centre horticole. Vous pouvez voir les sacs de drêche de part et d’autres, les motos et même les éleveurs qui attachent leurs sacs derrières leur moto. Chacun vient sur le lieu de vente avec son sac et, avec la même bassine qui sert de mesure, chacun est servi. Tout s’organise autour d’un partage harmonieux de germes pathogènes. Ces pratiques sont à éviter. La biosécurité doit se mettre aussi en œuvre sur les lieux de rassemblement des éleveurs comme les lieux de ventes d’intrants d’élevage.
4- L’emprunt de mâles reproducteurs
C’est une pratique a commencé par diminuer ces derniers temps mais que certains éleveurs continuent d’y recourir. Les élevages les plus concernés sont les bovins, les porcs et les petits ruminants. Les mâles reproducteurs de même que les femelles s’infectent et s’infestent mutuellement. L’autre conséquence de cette pratique c’est le fort taux de consanguinité dans les élevages. Il avait été mis en œuvre un projet dans la région de l’Ouémé-Plateau dans les années 2009, dont une activité consistait à transférer des groupes de reproducteurs d’aulacode. Chaque aulacodicuteur recevait un groupe d’aulacodes reproducteurs composé d’un mâle et de 4 femelles. Une fois son cheptel grandit, il remboursait le groupe de reproducteurs qui était donc placé auprès d’un autre aulacodiculteur. Vous savez les résultats obtenus ?
Après un effet fugace d’amélioration des effectifs des aulacodes, les cheptels ont commencé par diminuer progressivement du fait de la consanguinité : ce sont les mêmes parents (génétique) qui constituaient les géniteurs d’un élevage à l’autre. Ces mauvaises performances ont conduit à l’abandon de l’activité par un bon nombre d’acteurs de la région.
L’emprunt de mâles reproducteurs est une pratique dont j’ai l’ardent désir de constater sa disparition totale au Bénin et en Afrique.
5- L’absence de pédiluve
La plupart des éleveurs du Bénin négligent l’importance du pédiluve. Le pédiluve est un dispositif contenant un de l’eau plus un désinfectant et qui peut et dans lequel toute personne est censée passer avant d’entrer et de sortir d’une exploitation d’élevage. Il en existe également pour la main et pour les roues des véhicules. C’est un dispositif banal à réaliser mais pour lequel la plupart des éleveurs n’accordent pas grande importance. Certains en dispose mais ne l’utilise pas, d’autres n’en ont même pas. Et pourtant, il s’agit d’un dispositif important pour limiter la dissémination des germes pathogènes d’un élevage à un autre. Notez que l’utilisation du pédiluve est obligatoire.
6- Le nom respect de la mise en quarantaine
La plupart des éleveurs ne savent pas qu’il faut isoler pendant un certain nombre de temps un nouvel animal à introduire dans le cheptel. La recommandation fixe la période d’isolement à 40 jours d’où son appellation quarantaine. Mais sur le terrain nous l’adaptons souvent à 21 jours (la durée d’incubation de la plupart des pathologies courantes n’excède pas 21 jours). Les animaux achetés ou ceux transférés d’un autre élevage sont directement introduits dans les élevages, ce qui favorise la propagation des maladies d’un élevage à l’autre.
7- La vente des animaux ou produits d’élevage au sein des élevages
Les ventes d’animaux ou produits d’élevage comme les œufs, le lait, les fientes, etc se font au niveau de certains éleveurs sur les fermes. Dans le cas de la vente des œufs des pondeuses, certains aviculteurs permettent l’accès à leur ferme aux revendeurs. Ces revendeurs ont l’habitude de parcourir plusieurs fermes afin de trouver assez de plateau d’œufs à acheter. Cette pratique est beaucoup plus remarquée chez les revendeurs ou les clients qui veulent acheter le porc, du bétail etc. Ces derniers veulent choisir eux-mêmes l’animal à acheter et de ce fait, rentrent dans les exploitations d’élevage pour effectuer leur choix. Avec l’absence du pédiluve et des autres mesures de biosécurité, ces revendeurs disséminent d’un élevage à l’autre les agents pathogènes sources des principales maladies.

8- Les visites dans les élevages
J’ai coutume de dire qu’une exploitation d’élevage n’est pas un site touristique. Mais vous savez chez nous, on veut toujours montrer aux parents et amis notre exploitation d’élevage, nos animaux, combien ils sont beaux, propres, ou je ne sais plus. Ces visiteurs viennent chacun avec son paquet de microbes ou de germes pathogènes dont certains peuvent se révéler dangereux pour la santé du cheptel. Les visites des exploitations d’élevage sont à proscrire. Il peut être prévu un couloir à l’extérieur des bâtiments d’élevage pour permettre les visites d’autorités administratives ou politiques mais l’accès direct aux animaux ou matériels d’élevage est strictement interdit.

Porciculture : Avec ou sans une bonne clôture ?

porc sur la cour

Un éleveur de porc qui vit à Kotan dans la commune d’Avrankou nous avait sollicités en 2008 pour comprendre ce qui se passait sur son exploitation. En fait, depuis trois jours il enregistrait des mortalités dans son élevage. Il disposait de 7 truies reproductrices, 1 verrat reproducteur et 15 porcs à l’engraissement. Lorsqu’on était allé sur son site, il ne restait que 3 truies dont deux sont gestantes, le verrat reproducteur et 9 porcs à l’engraissement. Il nous a rapportés que les animaux arrêtent de manger et meurent quelques heures après. En dehors de l’observation, nous avons demandé certaines informations dont entre autres, l’existence et la consultation du calendrier prophylactique, le type d’aliment distribué et son lieu d’approvisionnement, etc. Nous avons fait un traitement à base d’Ornipural, d’Antibiotique et de vitamine. Le lendemain, il on était reparti sur le site. La mortalité a continué, on avait compté 3 porcs au total. Cette fois-là, le fils de l’éleveur était aussi présent. On lui avait demandé de nous dire qui se serait passé de nouveau environ une semaine avant que les mortalités ne commencent. C’est ainsi qu’il nous révéla que trois jours avant les, qu’il était venu trouver dans la loge d’une truie un verrat d’un autre élevage qui s’y est infiltré à travers les failles de la clôture. Il paraitrait que le verrat aurait même sailli certaines truies. Le fis de l’éleveur nous disait qu’il a chassé le verrat de l’élevage. Il n’en avait même pas informé son père. Ce n’est après ce récit que nous avions pensé à la Peste Porcine Africaine (PPA) car en considérant les données épidémiologiques en ce moment, c’était pratiquement la seule la maladie qui avait une telle allure. Nous avons donc proposé à l’éleveur d’aller voir le Chef du Village ensemble pour en savoir plus par rapport au verrat en divagation. Lorsqu’on était allé chez le chef du village, il nous expliquait qu’il avait reçu la plainte d’un autre éleveur chez qui le verrat était également rentré et qui avait tué le verrat. Il s’était ensuite révélé que le verrat en question était le seul rescapé d’un élevage dont tous les autres porcs étaient morts et qui se situait dans un village voisin (Vagnon). Nous avons tous compris qu’il s’agissait de la PPA. L’éleveur avait presque les larmes aux yeux quand il nous déclarait qu’il avait fait un crédit de 5 millions de FCFA à rembourser sur 5 ans. Ce verrat avait littéralement disséminé la PPA dans presque tous les élevages du village car la plupart des éleveurs de porcs ne comprenaient rien des mesures de biosécurité.

Que pouvait-il faire pour ne pas perdre tous ces porcs?

Pour éviter ce triste sort, il suffit de respecter les mesures de biosécurité. Pour commencer, il faut faire remarquer que l’éleveur ne disposait pas de pédiluve à l’entrée de sa porcherie. La porcherie n’est pas clôturée avec le soin. En effet, il avait fait la clôture en se servant des claies mal posées. L’hygiène au sein des loges était acceptable et il disposait même d’un plan de prophylaxie. Mais en principe, rien n’est à négliger. Une petite faille peut gâcher tout l’effort consenti. L’ensemble des mesures à mettre en œuvre pour prévenir et empêcher l’entrée et/ou la sortie de germes pathogènes d’un élevage doit être suivi avec rigueur. Quelques-unes de ces mesures sont détaillées dans l’article L’essentiel sur l’habitat du porc en milieu tropical. Il s’agit d’un ensemble de mesures simples très souvent banalisées par bon nombre d’éleveurs. Il faut préciser que certaines pratiques d’élevage au Bénin favorisent l’entretien et la dissémination des germes pathogènes d’un élevage à l’autre.

Quelles sont ces pratiques ? La réponse se trouve dans l’article suivant.

Merci et plein succès à vous.

Porciculture : Ne donnez pas de la papaye à vos truies en reproduction

Au cours d’une formation sur l’aulacodiculture en 2008 que j’avais été informé que les graines de papaye séchées puis rendues en poudre peuvent être utilisées pour déparasiter les aulacodes. Plus tard, je me rends compte que la même technique est utilisée pour déparasiter bien d’autres espèces animales.

En 2012, j’ai été interpellé dans la commune d’Avrankou par un éleveur de porc dont la truie a avorté 8 porcelets. Au cours de l’anamnèse, il ressortait que ce dernier donnait aux truies des feuilles et le fruit de papaye.

D’un autre côté en 2013, il y a un éleveur dans la commune de Sémè-Podji qui se sert de la papaye mure pour « démarrer » du point de vue alimentation, ses jeunes porcelets jusque avant le sevrage. Ces porcelets avaient développé un appétit vorace et avaient une croissance exemplaire.

Une autre observation au niveau du même éleveur. Il distribue aux truies en reproduction des feuilles, branches et fruits de papaye. Résultat : il enregistre des avortements réguliers, et il a été constaté une diminution importante de la portée (2 à 4 porcelets) au cours de la période où il distribuait les feuilles et fruits de la papaye.

L’action antihelminthique de la papaye se lit à travers toutes ces observations. Cependant, une petite question persiste toujours dans mon l’esprit.

Qu’est ce qui confère à la papaye cette propriété antihelminthique ?

J’ai poussé un peu les recherches et j’ai découvert que cette propriété déparasitante de la papaye est conférée par une enzyme appelée la papaïne. La papaïne détruit certains vers parasites, est antitoxique (diphtérie, tétanos), anti-inflammatoire et contribue à la cicatrisation des plaies ; le latex est aussi antifongique. D’après les études, cette propriété antihelminthique est plus concentrée dans les graines de la papaye.

La papaïne est en fait un mélange d’enzymes protéolytiques (ou protéases), capable de scinder les protéines en molécules plus simples – ce qui constitue en quelque sorte un début de  » digestion  » des protéines -, et de coaguler le lait. Ces propriétés de la papaïne sont utilisées empiriquement dans les pays tropicaux (d’où la papaye est originaire) où, pour attendrir la viande, il est habituel de l’envelopper pendant quelques heures dans des feuilles de papayer.

Pour en savoir plus, cliquer sur 1 et 2.

La papaye se comporte-t-elle de la même façon que les autres  déparasitants ?

Affirmatif, du moins en se basant sur mes observations empiriques. Je veux parler en fait des contre-indications. La plupart des déparasitants sont contre indiquées chez les femelles en gestation (pareil pour les femmes enceintes).

Des études montrent que le fruit et la graine empêchent l’implantation de l’œuf dans l’utérus. L’emploi de la plante chez la femme enceinte, les enfants et les personnes ayant l’intention de procréer est déconseillé. Voilà qui répond à mon interrogation. L’organisme animal est assez proche du point de vue physiologique de celui des humains. La diminution des portées observée chez les truies de l’éleveur de Sémé-Podji pourrait s’expliquer par le fait que de nombreux œufs n’ont pas pu s’implanter dans la paroi utérine à cause de la distribution importante des fruits et feuilles de papaye. Pour ce qui est des avortements observés, il s’agit de l’effet abortif de la plupart des déparasitants, raison pour laquelle ils sont contre-indiqués chez les femelles gestantes surtout en début de gestation.

 Que faut-il retenir ?

La papaye est un excellent aliment pour attiser l’appétit de vos porcs à l’engraissement. Mais ne donnez pas la papaye à vos reproducteurs et surtout pas aux truies gestantes. La papaye verte est réputée provoquer des avortements, les femmes enceintes ne doivent pas utiliser de compléments alimentaires contenant de la papaïne. A ce sujet, le spécialiste en santé humaine précise que la chair de papaye mûre ne contient que des quantités infimes de papaïne. Elle n’a pas de vertus digestives et peut être consommée par les femmes enceintes. Pour ma part, j’ajoute que les femmes ne consomment pas les graines de papaye bien sûr, ce qui n’est pas le cas chez les truies. Ne donnez pas aux truies de la papaye qu’elle soit mûres ou non.

Pour conclure, je voudrais vous rappeler que les avortements successifs ou les problèmes de fertilité de vos truies reproductrices  ne sont pas toujours d’origine pathologique, accordez aussi de l’attention à leur alimentation.

Je vous souhaite plein succès.

Louis Agbokou.

Joyeuse fête de la Saint-Valentin

saint valentin

Je souhaite à tous les amoureux une joyeuse fête de la Saint-Valentin.

Je propose à notre méditation, ces affirmations relatives à l’amour.

 » L’amour qui rend les gens malheureux n’est pas le véritable amour. Si votre amour est vrai, il contribue à votre bonheur et à celui des gens que vous aimez ». Denis St-Pierre

 » L’amour est l’ultime signification de tout ce qui nous entoure. Ce n’est pas un simple sentiment, c’est la vérité, c’est la joie qui est à l’origine de toute création ». Rabindranath Tagore

« Aimer c’est luire d’une lumière inépuisable ». Rainer Maria Rilke

Bonne méditation et bonne fête.

 

 

 

Porciculture : L’essentiel sur l’habitat du porc en milieu tropical

habitat porcs

Une bonne maîtrise de l’élevage des porcs passe par la construction d’un habitat adéquat permettant un bon suivi sanitaire, alimentaire et une bonne gestion de la reproduction. L’élevage en divagation des porcs constitue un risque potentiel exacerbé par le contexte sanitaire actuel caractérisé par l’émergence de maladies virales qui malheureusement prennent une allure enzootique. Elever ses porcs en divagation c’est comme épargner de l’argent au près d’un inconnu ; tout peut arriver (Rires). Le leitmotiv de tout conseiller agricole est de nos jours le renforcement des mesures de biosécurité c’est-à-dire l’ensemble de mesures mises en œuvre pour prévenir et empêcher l’entrée/la sortie de germes pathogènes d’un élevage. Et l’habitat joue un rôle fondamental en matière de biosécurité.

Pour y arriver quelques points clé sont à considérer :

  • Le choix du site

Le site abritant la porcherie doit être non inondable, non glissant, accessible et à proximité d’une source d’approvisionnement d’eau. Le site doit se situer en retrait de la ville et doit être clôturé.

  • Le bâtiment d’élevage

Le porc est un animal fort. Si vous le mettez dans un bâtiment à base de matériaux précaires, soyez sûr qu’un jour à l’autre il va briser les barrières, sortir et se mettre en divagation. De plus ce n’est pas une partie de plaisir que d’attraper un porc en liberté (rires), il faut une bonne équipe de personnes en très bonne santé.

Il est donc préconisé un bâtiment à base de matériau définitif pour un suivi adéquat de l’activité. En milieu tropical, le bâtiment d’élevage de porc n’est pas fermé, il est largement ouvert sur les côtés. Le bâtiment est orienté Est – Ouest afin de permettre aux porcs de se protéger à volonté des rayons solaires. Les bâtiments dont la toiture est disposée en une double pente ne permettent pas dans la plupart des cas de réaliser les deux parties (couvertes et non couvertes), cependant les porcs s’adaptent.

Les meilleurs bâtiments sont en général à sol cimenté, l’élevage de porc ne doit pas se faire sur un sol nu car le mélange du sol avec les restes d’aliment, l’eau d’abreuvement et l’urine constitue un milieu favorable à la prolifération des microbes qui finiront par nuire à l’animal. En plus un tel environnement ne permet pas d’effectuer de façon efficace l’hygiène de l’habitat. Le sol doit être dallé, légèrement rugueux et légèrement incliné (3% de pente) de manière à faciliter l’écoulement des eaux de nettoyage. L’intérieur du bâtiment est divisé en loges. Ces loges peuvent être placées soit sur une rangée, soit sur deux rangées de part et d’autre d’un couloir (allée) central de service de 1,5m de large.

Chaque loge dispose d’une aire de couchage et une aire d’exercice. La surface de couchage doit être couverte en tôles ou en paille. La surface d’exercice non couverte doit être assez large pour faciliter le déplacement et la défécation des animaux. Cette surface non couverte bénéficie de la désinfection naturelle grâce à son exposition aux rayons solaires. De plus, elle permet aux porcs de profiter au besoin des rayons solaires (nécessaires à la synthèse de la vitamine D par l’organisme).

Les murets de séparation des loges ont une hauteur de 1,20 m pour les truies et 1,40 m pour les verrats. L’épaisseur du muret est de 15 cm en brique ou bien il peut s’agir des séparations en béton armé de 10 cm.  Les portes des loges doivent s’ouvrir à l’intérieur et non de l’extérieur pour éviter qu’elles soient défoncées par les porcs.

La toiture peut être en tôle ondulée, en tuile ou en chaume. Elle doit être supportée par des poteaux bien solides. La hauteur est de 2,5 m à 3 m. Il faut orienter la pente de la toiture derrière le bâtiment de telle sorte que l’eau de pluie se verse derrière le bâtiment. Si elle se versait à l’intérieur de la loge, elle remplissait le puisard destiné à drainer les eaux résiduelles. Au cas où la pente est déjà orientée à l’intérieur de la loge, vous pouvez mettre à l’extrémité de la tôle ou la tuile une gouttière et le connecter à un dispositif de collecte pour une utilisation ultérieure de l’eau.

  • Les types de loges :

On distingue 4 types de loges dans une porcherie : il s’agit des loges d’engraissement, loges d’attente de saillie, loges de maternité, loges de verrat. Les loges d’engraissement permettent de regrouper les porcelets sevrés pour les nourrir jusqu’au poids d’abattage. Les loges d’attente de saillie permettent de regrouper les jeunes truies vides qui attendent la saillie. Les loges de maternité sont des loges conçues pour la mise-bas. La loge du verrat doit se trouver soit à l’entrée ou au milieu de la porcherie.

Mais sur le terrain, il on ne constate que trois type de loges: la loge de la truie reproductrice, la loge du verrat reproducteur et la loge d’engraissement.

  • La densité dans les loges

Au cours de l’engraissement, les loges collectives utilisées devront assurer 1 m2 par porcelet de 20 à 50 Kg et 2 m2 par porc de 50 à 100 Kg à l’engraissement. Les loges d’engraissement peuvent être de dimensions 4m sur 3m et contenir 8 à10 porcelets jusqu’à 6 mois d’âge. Pour les loges de la truie en reproduction, prévoir 9 à 10 m² par truie. En ce qui concerne les loges de verrat en reproduction, il faut 10 à 12 m² par verrat reproducteur.

  • Les mangeoires et abreuvoirs

Les mangeoires et abreuvoirs peuvent être fixes ou mobiles. Je préconise pour ma part ceux qui sont  en béton et fixes. Les mangeoires et les abreuvoirs recommandés doivent avoir les caractéristiques suivantes :

– permettre une distribution facile des aliments sans que l’on ne soit obligé à rentrer dans la loge ;

– résister à l’action destructrice des animaux ;

– résister à la corrosion des aliments ;

– permettre un nettoyage facile, etc.

En ce qui concerne l’eau de boisson, il faut distribuer de l’eau de bonne qualité c’est-à-dire de l’eau potable ou encore l’eau que vous pouvez boire vous-même.

Lorsque l’espace le permet, il est recommandé de prévoir surtout pour les reproducteurs des baignoires pour réguler plus facilement les fortes variations de températures. Le porc déteste essentiellement la chaleur car en période chaude sa graisse sous-cutanée a tendance à se fondre, ce qui lui donne une sensation de chaleur excessive.

  • L’hygiène de l’habitat

Comme j’ai coutume de dire, la maîtrise de l’hygiène de l’habitat commence depuis le type et le choix des matériaux de construction. Il faut privilégier les matériaux qui facilitent le lavage et la désinfection. L’intérieur des loges doit être lavé et désinfecté deux à trois fois par semaine. Les porcheries dont le plancher ou les murets de séparation sont couverts d’une couche verdâtre  manquent d’hygiène. Il faut à l’aide de grattoir et de brosse nettoyer le sol et les murets pour les rendre propres. Les déjections doivent être ramassées tous les jours. La procédure de mise en œuvre de l’hygiène suggère le grattage, le nettoyage (brossage plus balayage), le lavage à l’eau plus savon puis la désinfection.

La porcherie doit être suffisamment aérée pour permettre la circulation et le renouvellement du l’air ambiant. Elle doit recevoir à un moment de la journée les rayons solaires pour une désinfection naturelle des loges. Le sol doit être résistant, imperméable, non glissant avec une légère pente pour faciliter l’évacuation des déjections et eaux de lavage. Il faut disposer d’habits exclusivement réservés au travail dans la porcherie et installer obligatoirement un pédiluve devant la porcherie et en faire un usage quotidien.

Conclusion

Le porc étant un animal solide, son habitat est également conçu de façon solide pour pouvoir le contenir. La réussite de l’élevage de porc commence par la bonne conception de la porcherie. Je dois préciser qu’avec une alimentation de qualité et une bonne gestion de la reproduction, le porc n’a pas tendance à sortir des loges. Il est donc important d’assurer à nos porcs une bonne alimentation, un bon suivi sanitaire et une bonne gestion de la reproduction.

Je vous encourage à persévérer et vous souhaite plein succès !

Louis Agbokou

Cuniculture : L’habitat du lapin en 6 points

Des lapins en cage

L’habitat du lapin le protège contre les intempéries à savoir le soleil, la pluie, etc., c’est en réalité le même principe pour les autres animaux d’élevage.

1- Le lapin est un animal propre 

Le lapin ne tolère pas un environnement malpropre. C’est la raison pour laquelle les cages de lapin sont conçues de manière à laisser tomber les crottes.  Pour mieux profiter de vos lapins, mettez-les dans un environnement propre, pas de mottes de crottes dans les coins des cages, la mangeoire et l’abreuvoir doivent être régulièrement lavés et désinfectés. Lorsque les cages et le bâtiment d’élevage sont bien assainis, vous avez moins de problèmes sanitaires dans votre cheptel.

2- Quel matériau utiliser pour la fabrication de la cage ?

Le matériau de fabrication de la case du lapin importe beaucoup pour la réussite de votre élevage. Les gens se servent du bois, de bambou, de fer et de fer galvanisé pour fabriquer les cages. Les lapins rongent les cages en bois et en bambou, celles en fer finissent par rouiller après quelques temps d’utilisation sous l’effet de l’eau et des urines des lapins. Les cages en fer galvanisé par contre accordent aux lapins un bon confort et sont utilisées pendant une durée raisonnable. Du fait de l’état hygiénique de l’animal, le choix du matériau de fabrication des cages se fera en fonction de sa capacité à faciliter le lavage, la désinfection d’une part et à résister aux incisives du lapin d’autre part. Les cages en fer galvanisé sont donc les plus recommandées. Pour éviter de blesser les pattes des animaux, le fil constituant le grillage doit avoir un diamètre minimum de 2,2 à 2,5 mm pour les adultes et au moins 1,8 à 2,5 mm de diamètre pour les jeunes à l’engraissement.

3- En l’absence d’une bonne aération, vous n’avez pas un bon résultat

La circulation de l’air est indispensable pour avoir une bonne performance de votre élevage. Le bâtiment d’élevage de lapin n’est pas fermé, il faut prévoir des claustras sur les quatre côtés du bâtiment. Il faut également prévoir des auvents d’une dimension suffisante, c’est à dire de 70 à 80 cm. Cela limitera les effets du soleil et donc de la chaleur, mais surtout les entrées d’eau en saison de pluies. Certains éleveurs se contentent de disposer les cages sous des hangars à l’abri du soleil et de la pluie. En l’absence d’aération, il est observé un retard de croissance au niveau des lapins en engraissement. Au niveau des lapines en reproduction, il y a des problèmes de retour de chaleur, et la gestion de la reproduction est très affectée. Une bonne circulation de l’air est nécessaire pour avoir les résultats escomptés.

4- Les mailles du fond des cages méritent une attention particulière

Les mailles du fond de la cage permettent de laisser tomber les crottes et d’éviter des nécroses de pattes communément appelées maux de pattes. Les doigts des lapereaux se coincent entre les mailles qui sont en forme de dimension carrée. Les  mailles recommandées sont celles sous forme rectangle. Les grillages à mailles sous forme carrée et/ou losange peuvent être utilisés  pour les autres côtés de la cage. Mais le fond de cage devrait être couvert avec un grillage à maille rectangulaire. L’écart à respecter entre deux fils du grillage est de 1,1 à 1,5 cm. Cet écart est très important, car il permet aux crottes de tomber en dessous de la cage. Si l’écart est trop petit, il retient les crottes et la cage est sale. S’il est trop grand, les lapereaux peuvent se coincer le pied et se casser la patte en voulant la retirer de force.

5- Le respect de la densité dans les cages

Le respect de la densité est dans les cages est primordial pour une bonne croissance des jeunes lapins à l’engraissement et un bon confort pour les lapins reproducteurs. Pour une cage de lapine mère vous pouvez prévoir les dimensions suivantes : longueur : 75 à 80 cm, largeur : 40 cm, hauteur : 35 à 50 cm. La même cage peut être utilisée pour les lapins à l’engraissement et peut contenir 5 à 6 jeunes lapins. Toutefois, l’appréciation d’un technicien est conseillée.

6- La disposition des cages

Les cages de lapin ne peuvent pas rester à même le sol car les lapins ne vivent pas avec leurs déjections. Il faut donc suspendre les cages ou trouver un dispositif de support pour les cages. Certains utilisent des fils de fer suspendus à la charpente d’autres des supports en fer. Pour faciliter le ramassage des déjections, vous pouvez creuser des fosses sous les cages. Dans le cas contraire, il faut ramasser les crottes deux à trois fois par semaine pour assurer un environnement propre aux lapins.

J’espère que j’ai bien résumé l’habitat des lapins. S’il y a un élément que vous aurez souhaité que je développe, faites le savoir en commentaire à cet article. Et je me ferai le plaisir de vos en parler.

Plein succès à vous.

Bénin : Aux candidats à l’élection présidentielle du 28 Février 2016

COQ

OSEZ PARLER DE L’ELEVAGE

Je sais que très bientôt, les candidats à l’élection présidentielle de février 2016 nous dévoilerons leur programme. Il est vrai que certains nous disent déjà leur ambition pour le Bénin. D’autres seront certainement entrain de finaliser leur projet de société. J’avais déjà publié un article dans lequel j’insistais sur lefait que mon candidat sera celui qui fait la promotion de l’agriculture.

Il est vrai que je tiens encore à tous les éléments détaillés de cet article qui de mon point de vue sont d’une grande importance pour le décollage économique de notre patrie le Bénin. Mais je vous informe chers candidats, l’élevage a été pendant longtemps dilué dans l’agriculture. Les questions relatives à l’élevage ne font presque pas l’objet d’attention particulière. Il est commun de voir citer les priorités en filières de production végétale (coton, ananas, anacarde, etc). Mais en élevage les gens se contentent juste de parler de filières viande, lait ou œufs ou de petit élevage. En réalité, la viande n’est pas une filière, pareil pour le lait et les œufs. Ce sont des produits (final ou en cours) issus de l’élevage des animaux (bovins, ovins caprins, porcs, lapins, volailles, etc). Néanmoins, on peut parler de la filière bovine, de la filière porcine etc. Dans la même lancée, on peut parler des productions de viande, de lait ou d’œufs.

De même, lorsqu’on parle de petit élevage, c’est ridicule. L’élevage est une industrie et ceux qui sont dans ce sous-secteur savent de quoi je parle. Aucune spéculation animale n’a jamais refusé de faire l’objet de choix stratégiques et de grandir c’est-à-dire de se développer et se complaît à se faire appeler petit élevage. Pendant combien de temps allons-nous tourner dos à la production locale alors que les importations de produits carnés flambent de jour en jour ?

Alors, pour mériter mon suffrage et celui des milliers d’éleveurs réunis au sein des coopératives et associations d’éleveurs, je vous invite à présenter votre ambition pour l’élevage. Osez parler de l’élevage.

Beaucoup de Béninois et de Béninoises vivent de l’élevage. Ils espèrent entendre parler d’eux, de leurs activités, les techniciens d’élevages, les entrepreneurs agricoles, les ingénieurs en production et santé animales, les docteurs vétérinaires, les para vétérinaires, les commerçants de bétails, les charcutiers, bouchers, etc., attendent que vous leur parliez de l’élevage. Ils ont des contraintes qui persistent dans le temps. Ils veulent vous écouter leur parler d’eux. Ils veulent se sentir concernés par votre projet de société.

Quel est votre rêve pour l’élevage ?

Quelles sont les spéculations animales que vous allez prioriser une fois élu (e) ?

Quelles sont les projets phares que vous allez mettre en œuvre une fois vous êtes élus (es) ?

Je suis actuellement à un poste de coordination régionale des projets programmes agricoles et je peux vous assurer que les projets de développement de l’élevage se comptent du bout des doigts (sur 19 projets agricoles actuellement répertoriés, seuls 2 projets sont spécifiques à l’élevage). Pendant combien de temps ça va encore perdurer ?

Nous savons que entre les promesses électorales et les réalités d’exercice du pouvoir, il peut y avoir un fossé, néanmoins nous avons envie de se sentir concernés par votre projet de société. Cela nous permettra tout de même de vous évaluer.

Que savez-vous de l’élevage des bovins, des petits ruminants ?

Savez-vous que l’élevage des porcs est constamment menacé par la Peste Porcine Africaine (PPA) ? Avez-vous un plan pour l’assainissement de l’élevage des porcs ?

Savez-vous que le cheptel lapin a été sérieusement frappé par la VHD ? Avez-vous un plan de relance de l’élevage des lapins ?

De nouvelles espèces d’élevage émergent de nos jours, il s’agit par exemple de l’élevage des abeilles et de l’élevage des escargots, etc.

L’une des principales contraintes de la pisciculture est la cherté de l’aliment des poissons. Quels est votre plan pour développer la pisciculture au Bénin ?

Savez-vous que les éleveurs d’aulacodes disparaissent de façon inquiétante malgré tous les travaux de recherches conduits de main de maître par le Professeur Guy Appolinaire Mensah et ses collaborateurs ?

Avez-vous un plan de relance de l’élevage des aulacodes au Bénin ?

Quel est votre plan pour l’aviculture moderne ? Savez-vous que les aviculteurs modernes sont structurés depuis les villages et quartiers de ville jusqu’au niveau national ? Comment pensez-vous accompagner la production d’œufs de table ?

Que pensez-vous de la transhumance et des conflits entre éleveurs et agriculteurs ? Chaque année des Béninois s’affrontent et se tuent pendant ces conflits, à coup de machettes, de gourdins et même à partir des armes à feu de fabrication artisanale.  Ces conflits sont-ils une fatalité ?

Savez-vous que les poulets bicyclettes comptent parmi les cheptels les plus importants de notre pays ? Quel plan avez-vous pour les poulets bicyclettes ? De la viande de bonne qualité nutritionnelle (Rires, c’est prouvé hein).

Alors je vous invite à considérer les réalités socio-économiques de chaque région du Bénin et à nous faire des propositions concrètes. Nous, acteurs du sous-secteur élevage attendons patiemment votre rêve pour l’agriculture en général et pour l’élevage en particulier. Notre motivation à nous rallier à votre cause en dépend largement.

Je vous envoie mes sincères remerciements et vous souhaite une bonne chance.

Louis Agbokou

 

Bénin : A quoi ressemblait l’agriculture du Dahomey en 1972 ?

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Le discours programme du Gouvernement Militaire Révolutionnaire du Général Mathieu Kérékou de 1972 est encore d’actualité.

Je dois avouer que le présent article m’a été inspiré à la suite d’une discussion sur les contraintes du monde rural avec un collègue de service Luc Houngbé pour ne pas le nommer. Il m’avait dit « Louis, va chercher le discours programme du Gouvernement Révolutionnaire du Général Mathieu Kérékou de 1972 et prête attention aux axes stratégiques ». Alors je suis mis à la recherche et j’ai trouvé. Je vous présente uniquement la partie concernant le monde rural

RÉPUBLIQUE DU DAHOMEY

 GOUVERNEMENT MILITAIRE RÉVOLUTIONNAIRE

  DISCOURS PROGRAMME

Cotonou, le 30 Novembre 1972

 Le monde rural

Le monde rural regroupe la plus grande proportion de la population dahoméenne. Il contribue pour la plus large part à la création de richesses nationales. Par contre il participe très modestement à la redistribution de ces richesses. Le principe directeur, qui guidera le gouvernement dans son action, sera d’exploiter au mieux les vocations naturelles du pays, tant du point de vue des cultures industrielles que de celui des cultures vivrières, de l’élevage et de la pêche.

Agriculture
Une politique de garantie et d’amélioration du prix au producteur constitue la première condition et le moyen d’incitation le plus efficace dans l’immédiat à l’augmentation de la production agricole.

Dans ces conditions le Gouvernement Militaire Révolutionnaire préconise :

  • La transformation en un organisme autonome doté de moyens puissants de l’actuel fonds de soutien des produits agricoles.
  • Le rejet de la politique actuelle de détournement des ressources de ce Fonds au profit aussi bien des sociétés privées que de l’Etat.
  • L’extension progressive des activités de ce Fonds au bénéfice des produits de notre agriculture, qu’il s’agisse des produits industriels d’exportation ou des produits vivriers destinés à l’alimentation de nos populations.
  • La prise en charge par l’Etat du conditionnement et de la commercialisation de nos produits d’exportation, notamment le coton et le tabac.
  • A moyen et à long terme, l’augmentation de notre production agricole et la consolidation de notre indépendance supposent  un changement qualitatif de nos moyens de production, une reforme de nos structures agraires, l’abolition de la monoculture, la valorisation sur place des produits de notre agriculture.

Elevage
Faute d’une option claire, la politique dans le domaine de l’élevage, des divers gouvernements qui se sont succédés jusqu’à ce jour, s’est caractérisée par des actions dispersées, aussi vaines que paralysantes. C’est ce qui explique la croissance lente du cheptel dahoméen.
Aussi, l’action du Gouvernement Militaire Révolutionnaire dans ce secteur sera-t-elle guidée par le principe d’utilisation optimum des vocations naturelles des diverses régions du pays.

(Extrait du discours programme du Gouvernement Militaire Révolutionnaire)

 

MON ANALYSE 

En ce qui concerne l’agriculture, en dehors du premier point dont la concrétisation représente aujourd’hui l’ONS (Office National de Soutien des revenus agricoles), tous les autres points sont toujours d’actualité. Cela montre que nous traînons les mêmes contraintes depuis 44 ans alors que de nouvelles s’ajoutent de jours en jours. J’en veux pour preuve les perturbations climatiques, on ne peut de nos jours définir des axes stratégiques de l’agriculture sans intégrer la dimension l’environnement. On parle d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement.

Quant à l’élevage, il n’existe effectivement pas une vision claire du développement de ce sous- secteur. C’est du moins ce que j’observe en tant que acteur de ce sous-secteur. C‘est regrettable qu’un diagnostic de 1972 soit toujours intact 44 ans après. La question de l’élevage mérite d’être repensée et de faire l’objet de décisions conséquentes.

De toutes les façons, l’histoire est têtue et les générations futures finiront par découvrir ce que nous avions fait du monde rural de notre pays…

Bénin horizon 2025 : Les enjeux majeurs du secteur agricole pour le Bénin

benin

Il est important de se remémorer les axes stratégiques définis dans les documents de référence en matière de politique de développement. Je me suis permis de faire ressortir du document Bénin Horizon 2025 élaboré en décembre 2008, le volet agricole.

 

Les problématiques clés :

– Une faible capacité exportatrice, orientée essentiellement sur des produits à faible valeur ajoutée ;

– Une situation d’autosuffisance en céréales et produits vivriers théorique mais contrainte par l’absence de maîtrise des flux régionaux en particulier vers le Nigéria ;

– Un déficit marqué en protéines animales avec des filières animales peu développées en dépit de leur potentiel et des importations croissantes et coûteuses ;

– Un vrai potentiel diversifié de développement de cultures [arboriculture fruitière et de produits forestiers (noix de cajou, karité, teck bambou, plantes médicinales)) ; cultures maraîchères, filières d’élevage intensif ; biocarburants (Jatropha), de pêche et d’aquaculture ;

– Une faiblesse en infrastructures support de compétitivité, très caractéristique des pays à vocation agricole, n’arrivant pas à créer de la valeur à partir de leur potentiel.

 

Les enjeux majeurs :

  • Créer un cadre institutionnel clair pouvant asseoir une approche programme permettant d’intégrer et de fédérer les initiatives et projets de coopération
  • Mettre en place le dispositif d’encadrement adéquat d’animation, de formation et d’apprentissage et d’incubation du pôle de croissance agroalimentaire.

 

Céréales et produits vivriers

  • Renforcer la production pour développer la sécurité alimentaire ;
  • Positionner une offre pour l’exportation régionale (Nigéria, Afrique Centrale et de l’Ouest) ;
  • Répondre aux besoins en céréales d’une industrie de provende qui accompagnera le développement des filières intégrées d’élevage et d’aquaculture.

 

Arboriculture fruitière et maraichage

  • Réaliser un plan d’aménagement détaillé et de localisation précise des sites d’activités de plantation dans le cadre des pôles territoriaux de développement et dégager un plan de réalisation des infrastructures hors sites (routes et pistes de production, électrification, adduction d’eau) ;
  • Positionner une offre à l’exportation de fruits et légumes sur des marchés de valeur notamment l’Europe ;
  • Développer et imposer une offre de fruits sur les marchés régionaux d’Afrique de l’Ouest et Centrale ciblant en priorité les marchés les plus lucratifs (distribution moderne, réceptifs hôteliers et touristiques ;
  • Disposer d’une véritable infrastructure logistique intégrée permettant une véritable maîtrise des flux opérationnels des produits agroalimentaires ;
  • Attirer vers la destination Bénin des opérateurs de rang mondial comme investisseurs dans la production et l’exportation fruitière, mais acceptant d’encadrer en régie des petits producteurs locaux et d’intégrer leur production dans le cadre d’une logique de Responsabilité Sociale d’Entreprise (R.S.E.). La réussite de cette démarche suppose une démarche non générique mais ciblée s’appuyant sur un benchmarking des meilleures pratiques d’attrait des investisseurs mais aussi un ciblage de groupes et la proposition d’un partenariat clair.

 

– Produits animaux

  • Réaliser un plan d’aménagement précis et détaillé de localisation et d’équipement des sites d’activités dans le cadre des pôles territoriaux de développement (aménagement des zones de stabulation pour la production laitière (bassins laitiers) et la pratique de l’embouche, localisation des places de marché, de l’Abattoir de ruminants ;
  • Développer des partenariats stratégiques ciblés avec le transfert de savoir-faire et le renforcement des capacités. Ce ciblage doit permettre de coller aux besoins identifiés pour le développement des piliers comme par ex. l’insémination artificielle, les techniques de stabulation, la couverture vétérinaire et le contrôle des grandes épizooties des filières animales ;
  • Réaliser un saut qualitatif grâce à la réalisation des infrastructures clés de support de l’intensification des filières, de leur compétitivité et du développement de la production ;
  • Réorganiser et professionnaliser les organisations de producteurs

 

Pour télécharger le document Bénin Horizon 2025, cliquez ici

Au premier lauréat du Grand Prix du Président de la République pour la Recherche

Guyzap.Le travail bien fait finit toujours par payer. Professeur Guy Appolinaire Mensah, je vous dédie cet article en reconnaissance de tout ce que vous avez fait pour la recherche agricole au Bénin. Je passe ainsi par ce canal pour vous adresser toute mon admiration. Le Bénin tout entier s’accorde pour vous appeler « le Père de l’aulacodiculture au Bénin ». Vos travaux de recherche ont été d’une grande importance dans le développement de cette activité.

Je félicite l’équipe de sélection des candidats qui vous a retenu comme gagnant de ce grand prix. Ils ont su faire un travail appréciable. Je vous envoie toutes mes félicitations.

Je vous fais tout de même le point de la situation actuelle de l’aulacodiculture dans la région Ouémé-Plateau. Le nombre d’aulacodiculteurs n’a cessé de diminuer chaque année de telle sorte qu’il n’existe pratiquement plus un seul éleveur d’aulacodes dans l’Ouémé. Les quelques-uns qui continuent de pratiquer cette activité sont localisés dans le Plateau en particulier à Adja Ouèrè.

Le diagnostic fait à notre niveau de cette situation est le faible taux de fécondité des femelles et une diminution de la portée (1 à 3 aulacodeaux). Cette situation serait causée par la consanguinité du fait de la pratique qui consiste à transférer des groupes de reproducteurs d’un élevage à un autre. Il se pose de notre point de vue un problème génétique. Un programme de restauration génétique de l’aulacodiculture permettra un redémarrage de cette activité et une capitalisation de toutes les recherches réalisées au profit de cette spéculation animale.

Une fois encore, toutes mes félicitations pour le Grand Prix du Président de la République pour la recherche.

Bravo à vous!

Lancement du site web de la SONAPRA

SONAPRA

La communication joue un rôle primordial dans l’atteinte des objectifs de tout organisme. Elle ne se limite plus seulement de nos jours à la radio ou la télévision, un site web s’ouvre au monde entier et à tous ceux qui peuvent se connecter a l’internet. Je me réjouis du lancement du site web de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA).

 

Pourquoi je présente ce site web ? 

Tout simplement parce que je suis engagé dans l’agriculture. Je crois profondément que l’agriculture joue ou devra jouer un rôle de premier rang pour le développement économique du Bénin. L’agriculture reste à mon sens un secteur dont on ne peut se passer dans les choix stratégiques de la politique de développement d’une nation. La SONAPRA étant la société par excellence la de promotion de l’agriculture, ce site va relayer au public tout ce qu’elle entreprend pour le développement de l’agriculture au Bénin.

Que pouvez-vous trouver sur le site ?

Les informations disponibles sur ce site sont assez variées. Je mets juste l’accent sur la présentation de la société, les filières agricoles en promotion, les usines partenaires etc… Plus important encore, ce sont les opportunités. Par exemple, vous pouvez déposer en ligne votre CV pour une demande d’emploi ou de stage académique ou professionnel.

Visitez le site de la SONAPRA ici.

 

 

Région Ouémé-Plateau : Problématique de l’approvisionnement en intrants agricoles pour les productions animales et halieutiques

poussinsC’est le thème du deuxième panel de la revue régionale sectorielle du 4è trimestre 2015 des acteurs du secteur agricole organisé par le Centre Agricole Régional pour le Développement Rural (CARDER) de Ouémé et du Plateau tenue dans la commune de Pobè.

Le modérateur du panel est Monsieur Gérard Agognon, Directeur de la Promotion des Filières et de la Sécurité Alimentaire au CARDER Ouémé-Plateau.

Les panélistes sont :

Monsieur Olivier Lahamy, Chef Service du Contrôle des produits d’origine Animale et Halieutique au CARDER Ouémé-Plateau

Monsieur Dossa Wenon, Chargé de la Production Halieutique au CARDER Ouémé-Plateau

Monsieur Guy Coucou,  Président régional de la FENAPIB (Fédération Nationale de Pisciculteurs du Bénin), Représentant les pisciculteurs de la région Ouémé-Plateau.

Monsieur Théophile Boulome, Représentant les éleveurs de la région Ouémé-Plateau.

Le modérateur du panel a accordé la parole à chaque panéliste pour se prononcer sur le thème. Ensuite, ce fut le tour de l’assistance pour apporter sa contribution au sujet. Enfin, quelques recommandations ont été faites au terme des débats.  J’ai essayé de ressortir les points saillant des interventions de chaque panéliste. J’invite les autres participants de la revue à compléter au besoin les idées.

Guy  Coucou: Les difficultés d’approvisionnement en intrants piscicoles se concentrent au niveau de l’aliment poisson. L’alimentation des poissons se faisant d’antan avec les restes de cuisine transformés en poudre, mais les poissons n’en tiraient as grande chose. C’était au temps de la pisciculture extensive. Ensuite, on est passé à la fabrication des aliments locaux mais de qualité douteuse (mauvais résultat) et qui ne flottent pas. En outre, c’est le tour de l’aliment extrudé de bonne qualité (bon résultat)  et bien flottant mais qui est cher. L’Etat a fait exonérer les taxes de dédouanement pour les aliments de poissons dans la loi de finance précisément celle de 2014. Malheureusement, la loi de finance de 2015 n’a pas tenu compte de cette exonération. Lorsque nous avons demandé à comprendre, les autorités de la douane nous ont dit que l’exonération prenait en compte les intrants agricoles et que les aliments poissons n’y faisaient pas partie d’après leur répertoire à eux. Nous nous sommes donc rapprochés de la Centrale d’Achat des Intrants pour une subvention de l’aliment poisson au même titre que les engrais minéraux. Il faut dynamiser la FENAPIB (Fédération Nationale des Pisciculteurs du Bénin) et professionnaliser l’activité de telle sorte que le producteur d’alevins ne soit pas en même temps producteur de poissons marchands.

Enfin, je pense que le Bénin peut se procurer d’une extrudeuse pour produire localement les aliments poissons. Cela va nous permettre d’avoir de l’aliment poisson à un coût raisonnable.

 

Dossa  Wenon: Face à la rareté de la farine de poisson de qualité, c’est-à-dire une farine de poisson à base  de la chair du poisson et non avec des arêtes, l’aliment poisson fabriqué localement n’est pas de bonne qualité. Avec la non qualité de la provende sur place, les éleveurs se sont orientés vers l’extérieur, vers l’Israël pour l’achat d’aliment poissons. La provende de mauvaise qualité fabriquée localement pollue l’eau au lieu de nourrir les poissons. Il faut effectuer à partir des matières premières locales  des recherches pour la fabrication de provende de qualité. Un autre type intrants, ce sont les alevins. Le projet PROVAC a formé des pisciculteurs-clé qui sont spécialisés dans la production d’alevins de qualité. Pour avoir les contacts de ces pisciculteurs, orientez-vous vers les Secteurs Communaux pour le Développement Agricole (SCDA) de votre commune ou vers les Direction Générale à savoir, le Centre d’Action Régionale pour le Développement Agricole CARDER de votre région.

De nos jours comme intrants de production des poissons, nous pouvons également mentionner l’utilisation des hormones. Il faut préciser qu’elles ne posent aucun problème de santé pour les consommateurs. En plus, leur mise sur le marché est réglementée. L’achat et l’utilisation des hormones ne sont pas autorisés à tout le monde. C’est la Direction des Pêches qui les met à disposition des pisciculteurs-clé formés le projet PROVAC.

Pour finir le développement de la pisciculture au Bénin doit nécessairement passer par un bon rapport qualité prix de l’aliment poisson c’est-à-dire disposer d’un aliment-poisson de bonne qualité et d’un coût raisonnable pour une bonne rentabilité de l’activité.

Théophile Goulome : Ce thème peut faire l’objet d’un thème de mémoire. Un intrant c’est tout ce qui rentre dans l’élevage. On a comme difficultés l’approvisionnement des géniteurs : les truies et les verrats, il faut savoir bien les choisir. Pour le choix des géniteurs nous n’avons pas de grandes fermes à Pobè mais les techniciens du SCDA nous orientent à cette fin. Nous avons fait l’expérience de la provende de Vets Services, c’est bon mais c’est très cher. Pour éviter de faire des pertes, nous achetons les matières premières et nous fabriquons nous-même la provende. On a les résultats mais pas comme ceux de Vets services. J’ai des plantes que j’utilise pour résorber un peu le problème de protéine.

Pour les produits vétérinaires, on n’en a pas ici à Pobè, on se dirige vers les agents des SDCA pour nous les procurer depuis Porto-Nova. Pour régler nos problèmes, on s’est constitué en coopératives et on fait les achats de matières premières en grande quantité et on fait stockage parce que les matières premières ne sont pas toujours disponibles.

 

Olivier Lahamy : Il faut mettre l’accent sur la qualité des matières premières. Les valeurs bromatologiques des matières premières ne sont pas connues. De façon globale, La réglementation n’est pas suivie. Pour installer une pharmacie vétérinaire, il y a la législation. Des médicaments non homologués par la législation au Bénin mais qui malheureusement sont en vente, ce qui pose le problème de la qualité des viandes produites. Un autre exemple, c’est l’insémination artificielle qui est réglementée mais tous ceux qui s’adonnent à cette opération ne respectent pas la réglementation en vigueur.  Les antibiotiques sont utilisés  dans les élevages mais les délais d’attente ne sont pas toujours respectés. Il faut reconnaître que le contrôle de la qualité des produits d’origine animale doit être renforcé. Il s’agit en fait d’une volonté politique pour assurer à la population béninoise une bonne santé.

 

Les participants au panel sont également intervenus pour apporter leur contribution au débat. Entre autres préoccupations abordées, il a été question de faire le point des communes ayant enregistré des cas de mortalité de lapin causée par la maladie virale hémorragique.

 

Quelques recommandations :

Des recommandations ont été formulées au terme des débats. Il s’agit de :

  • Faire la veille pour la l’exonération des frais de dédouanement des intrants agricoles dont l’aliment-poisson ;
  • Mieux valoriser les sous-produits agricoles ;
  • Organiser les filières animales ;
  • Enregistrer les débats du panel et les faire passer dans les radios.

 

Maintenant, c’est à vous la parole…

Ce débat peut se poursuivre avec vous les lecteurs. Vous pouvez partager avec nous, vos expériences sur la Problématique de l’approvisionnement en intrants agricoles pour les productions animales et halieutiques. Votre contribution (critiques et suggestions) au débat peut être la solution à un problème spécifique d’un exploitant agricole. Donc n’hésitez pas à partager votre expérience.

Comment faire pour que mes dindes pondent des « œufs » fécondés ?

Cet article est la réponse à une préoccupation d’un lecteur exploitant agricole.  Vous pouvez également me solliciter à cet effet. La première chose à savoir sur la ponte c’est que les Lire la suite