PSRSA, quelles étaient les contraintes du secteur agricole il avait de cela 5 ans ?

Les actions programmées dans le plan stratégique de relance du secteur agricole sont inspirées du diagnostic effectué en ce moment au niveau du secteur agricole. Revenons sur la situation initiale ayant conduit à l’élaboration du PSRSA.

PRODUCTIONS VEGETALES : Les cultures de rente

LE COTON

La principale culture de rente est le coton qui a atteint une production record de 427.000 tonnes durant la campagne 2004/2005, avant de retomber à 191.000 tonnes en 2005-2006. Les divers appuis du Gouvernement en faveur de la relance de la filière, ont permis d’amorcer une remontée de la production à 240 000 tonnes en 2006-2007 et 268 535 tonnes en 2007-2008 pour chuter à 242 475 tonnes en 2008-2009. Les niveaux actuels de production restent largement en-deçà de la capacité d’égrenage totale des usines installées sur le plan national estimée à 600 000 tonnes. L’avenir du coton reste très préoccupant au regard de nombreux dysfonctionnements qui minent sa compétitivité notamment :

  • une organisation institutionnelle inefficace, un cadre réglementaire ambigu et inopérant,
  • l’insuffisance d’organisation et de synergie des familles professionnelles ;
  • une très faible transformation industrielle des produits du coton,
  • un déséquilibre financier chronique des structures publiques qui obère le budget de l’Etat.

De plus ces dysfonctionnements sont exacerbés par la dégradation de l’environnement et les fluctuations des cours mondiaux, avec des incidences fâcheuses sur les revenus ruraux et sur l’économie du pays. Les nouvelles réformes engagées par le Gouvernement dans la filière coton tablent sur un partenariat public/privé fort, avec la cession de l’outil industriel de la SONAPRA, la création de la SODECO et la clarification des rôles de chaque intervenant.

L’ANANAS

Les cultures d’ananas et de noix de cajou avec respectivement environ 140.000 tonnes et plus de 40.000 tonnes au cours de la campagne agricole 2007-2008, connaissent une certaine émergence aux côtés du coton. Diverses actions ont été orientées vers l’appui à l’organisation et au renforcement des capacités des acteurs, notamment pour la recherche des sources d’approvisionnement des intrants spécifiques et l’organisation des marchés autogérés. Les tables-filières et structures faîtières mises en place n’ont pas encore atteint leur dynamisme optimal et efficient.

LE PALMIER A HUILE

Le palmier à huile est passé de 130.000 tonnes d’huile en 1994 à environ 310 000 tonnes en 2007. L’installation d’un grand nombre de pépiniéristes privés agréés et l’appui à l’extension des superficies de plantations privées de palmiers à huile améliorés ont contribué à cet essor. Toutefois, les niveaux de production actuels sont largement insuffisants pour satisfaire un marché national et régional très demandeur. Par ailleurs, les palmeraies sous gestion des Coopératives d’Aménagement Rural et de leurs Unions, connaissent de nombreux dysfonctionnements liés au problème de gouvernance.

Cinq années après la validation du PSRSA, ces contraintes se sont-elles amenuisées ?

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