Plus de la grippe aviaire au Bénin !

C’est un coup de cœur d’un professionnel de développement rural ayant participé activement à la rigrippe aviaire.docxposte contre la grippe aviaire au Bénin en 2008. Les conséquences étaient drastique pour l’économie rurale.

Lorsque j’ai eu l’information qu’un foyer a été détecté au Nigéria à Lagos, c’est avec effroi que je me rappelle de la situation de 2008 où toute la filière avicole a ployé sous le poids de cette épizootie ravageuse. La promptitude du service vétérinaire de l’Ouémé Plateau avait permis de vite circonscrire la propagation de l’Influenza aviaire hautement pathogène à virus H5N1. Tous les poulets se trouvant dans la zone d’infection délimitée ont été systématiquement abattus puis incinérés et les éleveurs concernés ont été indemnisés.

Les véritables perdants de cette crise à mon avis sont les aviculteurs modernes producteurs d’œufs de table. Il avait été noté une chute sévère de la vente des œufs de table. J’ai vu des plateaux d’œufs pourrir, destinés à la poubelle. C’était vraiment triste.

Voilà qu’en dehors de Lagos où le foyer semble être maîtrisé, le Burkina Faso est également atteint avec des cas d’infections confirmés le 31 mars 2015 au Burkina Faso. Deux régions et deux provinces sont concernées : le Kadiogo dans la région du Centre et le Sanguié dans la région du Centre ouest avec une mortalité à la date du 01 avril 2015 estimée à 115.000 volailles (FAO, 2015). Les frontières ivoiriennes et maliennes sont fermées et 30.000 volailles ont été refoulées par la Côte-D’ivoire (FAO, 2015).

J’invite donc le service vétérinaire à ne pas baisser la garde. Le Burkina Faso et le Nigéria étant tous des pays limitrophes du Bénin, je considère que le Bénin reste exposé. Les mesures de biosécurité doivent donc être renforcées au niveau des frontières.

Vente de Clarias (poisson-chat)

Une ferme d’élevage de poisson-chat désire prendre des contacts pour clariasl’écoulement de ses produits. Si vous êtes intéressés, contactez moi pour les précisions. Merci

Les maladies respiratoires chez les poulets locaux peuvent se révéler redoutables

J’encadre une exploitation d’élevage de poulets locaux où je constituais le cheptel des reproducteurs. Tout a commencé par un râle respiratoire au niveau de 2 des 8 poulettes achetées dernièrement et qui étPoulets locauxaient mises en quarantaine. J’avais prescrit l’Oxytetra 50% associé à Tylodox pour 5 jours. L’animalier n’avait peut-être pas vu venir le danger, il n’a démarré le traitement que 2 jours après. La morbidité était assez forte, en 72 heures tous mes reproducteurs étaient atteints y compris les 2 coqs de souche Goliath. Il m’a fallu 3 jours de traitement pour constater que le traitement était inefficace, les symptômes persistent (râle respiratoire, abattement, anorexie). La tylosine est pourtant une molécule recommandée pour les maladies respiratoires et l’Oxytétracycline est un antibiotique à large spectre. J’ai compris qu’il me fallait un anti-infectieux, un produit à base de quinoline. J’ai été acheté Hipranola que j’Poules mortesai injecté à tout le cheptel puis distribué dans l’eau de boisson. A préciser que Hipranola n’est associé à aucun antibiotique. Le résultat était très satisfaisant, après 3 jours de traitement, il y a disparition totale des symptômes. Le bilan fait état de 12 poules mortes sur 40 poulets locaux.

Les enseignements tirés :

  • N’achetez vos reproducteurs que dans les élevages suivis ;
  • Cherchez un animalier expérimenté ou quelqu’un qui accepte d’apprendre et de mettre en application les recommandations du technicien ;
  • Eviter tout accès des animaux de la ferme à ceux mis en quarantaine ;
  • Disposer d’un cahier de suivi sur la ferme et contrôler si les recommandations sont réalisées par l’animalier.

La chance ou la malchance n’a rien à voir avec l’élevage

Les productions animales sont une spécialité. La réussite d’une exploitation d’élevage dépend en grande partie de la qualité de la ressource humaine qui intervient dans cette exploitation. C’est réel que chaque ferme est unique et que les expériences d’une ferme ne sont transposables sur une autre. Cependant les fermes qui ont prospéré ont tenu compte entre autres des trois facteurs suivants que je suggère à toute personne désireuse d’investir dans l’agriculture :

  • Entourez-vous des spécialistes compétents et expérimentés depuis l’idée de mise en place de votre ferme

Il y a des erreurs récurrentes qui se font lors de l’installation et de la conduite des fermes d’élevage. J’attire l’attention car ces erreurs induisent des dépenses inutiles. Un spécialiste vous aidera de les éviter et de faire mieux rentabiliser votre activité. J’ai vu des promoteurs perdent énormément d’argent en n’associant pas des spécialistes compétents. J’ai vu des poulaillers mal construits qui provoquent des mortalités répétitives et « inexpliquées ». J’ai vu des poules pondeuses « entassées » dans un environnement mal aéré, des lapins élevés dans des cages inappropriées… ce sont des erreurs banales mais qui vous sèchent le portefeuille. Je ne m’adresse pas à ceux qui ont juste un animal dans une cage perdue dans la concession, à mon avis ce n’est pas des éleveurs ceux-là, je parle à ceux qui veulent investir dans l’élevage et faire de l’élevage une activité économique.

  • Payez le prix de la réussite

Dans toute activité, il y a toujours un prix à payer. Je ne peux pas vous dire que dans votre exploitation, il n’aura jamais d’animaux morts. Il faut s’entourer mais cela ne veut pas dire qu’il n’y aura jamais de problèmes. La présence du spécialiste vous permet de prévenir les problèmes et/ou d’amoindrir leurs effets. J’encadre actuellement une exploitation de lapins et de poulets locaux où j’ai eu les cas des maladies respiratoires au niveau des poulets locaux, il y a eu de morts mais j’ai pu maîtriser la situation (ceci fera l’objet d’un prochain article). Il y a toujours un prix à payer.

  • Persévérez

Enfin persévérez. Je pense pour ma part que rien de durable ne peut se faire sans la persévérance dans l’effort, et non dans les erreurs. Une fois vous vous entourez des spécialiste, vous devez vous informer constamment, aller visiter des fermes qui font déjà ce que vous envisager de faire.

Certaines personnes pensent que l’élevage est une question de chance ou de malchance. Certains disent « moi je n’ai pas la chance d’élever les porcs, mais les lapins c’est pas mal ». Non ! Ce n’est pas une question de chance ni de malchance, c’est une question de savoir faire…