Vaccins buvables chez les volailles : Les causes d’échec vaccinal (7)

Sur la notice de tout vaccin, le fabricant prend le soin d’expliquer les spécificités du produit dont les conditions de conservation, de l’utilisation, de l’installation de l’immunité etc. Ignorer de prendre connaissance de la notice du vaccin et de mettre en application ses recommandations spécifiques peut être une cause d’échec vaccinal. Vous devez donc toujours lire la notice et en tenir compte…

Vaccins buvables chez les volailles : Les causes d’échec vaccinal (6)

Un mauvais état général des volailles peut être une cause d’échec vaccinal. Certains facteurs peuvent affecter l’état général des volailles qui ne pourront pas de ce fait, induire une bonne réponse immunitaire. La plupart du temps, lors de la programmation et de la réalisation de la vaccination, la corrélation n’est pas faite entre l’occurrence de ces facteurs et la réussite de la vaccination.

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Une forte densité

Le non respect des normes en matière de densité des volailles dans le poulailler n’offre pas les conditions optimum pouvant permettre une bonne réussite de la vaccination. Evitez donc le surpeuplement et respectez les normes en matière de densité.

Une mauvaise ventilation

La bonne ventilation ou le bon échange gazeux est très important pour le bien-être des volailles. Cet échange gazeux se fait entre l’oxygène et les gaz nocifs (gaz carbonique, ammoniac etc.) provenant des fientes, de la respiration, du mélange de la fiente avec la litière etc. L’objectif poursuivi par la bonne ventilation du poulailler est en fait l’apport de l’oxygèn; et, personne n’ignore le rôle combien important de l’oxygène dans le bien-être des êtres aérobies. Les volailles dans un environnement mal oxygéné ne pourront malheureusement pas produire des anticorps spécifiques pouvant faire de la vaccination une réussite.

Une température ambiante élevée

A chaque âge correspond une température ambiante donnée pour les volailles. Lorsque la température ambiante du poulailler est trop élevée, comparée à la normale, les volailles s’étouffent, la respiration s’accélère, la consommation d’eau augmente, le métabolisme s’accélère… L’organisme de la volaille s’active donc pour « affronter » l’agression extérieure que constitue la température élevée. Il en est de même pour une température ambiante très basse à la norme. Un bon suivi de la température ambiante contribue à la réussite de la vaccination.

Une forte humidité

Tout comme la température, il existe une norme à chaque âge pour le taux d’humidité relative de l’air (hygrométrie). Il est donc important de connaître lesdites normes et de les appliquer afin d’atteindre les objectifs fixés. En outre, il faut éviter tout écoulement d’eau dans la litière car une litière mouillée est un terreau propice au développement et à la prolifération des germes pathogènes.

La présence de maladies

La présence de maladie (quelle que soit l’origine) au sein d’un cheptel vacciné est une cause majeure d’échec vaccinal. De façon générale un sujet malade ou en incubation ne produit pas de réponse immunitaire spécifique à la suite d’une vaccination. Il faut traiter le cheptel et s’assurer du bon état sanitaire avant de réaliser la vaccination. Une fois que les sujets sont en bon état de santé, il est conseillé de leur administrer de la vitamine avant et après la vaccination.

 

Vaccins buvables chez les volailles : Les causes d’échec vaccinal (5)

La non maîtrise de la quantité optimale d’eau à utiliser pour la dilution du vaccin buvable peut être une cause d’échec vaccinal. Deux situations peuvent se présenter :

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* Première situation: La quantité d’eau est au-delà de la norme et conduit à une dilution exagérée du vaccin. Dans ce cas, les poussins n’auront pas bu la dose vaccinale pouvant déclencher la réponse immunitaire souhaitée. Au terme de la vaccination, il reste une bonne quantité de la solution vaccinale…

* Deuxième situation: La quantité d’eau est en-deça de la norme et entraîne une forte concentration virale dans la solution vaccinale. Ce qui conduit à un surdosage du vaccin chez les volailles dont certaines peuvent manifester la maladie (en primo-vaccination) lorsqu’il s’agit des vaccins vivants (exemple du vaccin contre la maladie de Gumboro). Par contre, le surdosage des vaccins buvables inactivés ne provoquent pas la maladie mais constitue simplement une perte économique pour l’entreprise. En cas de surdosage du vaccin (quantité d’eau insuffisante), la solution vaccinale est le plus souvent terminée sans que certains sujets ne puissent boire le vaccin.